Bercé : « Aujourd’hui je sais ce que je veux dire et comment je veux le dire »

On a découvert Bercé au printemps dernier avec le titre J’ai plus mais j’ai eu et on a de suite accroché à ce garçon mélancolique qui bichonne ses chansons sur fond d’électro. Depuis on suit de près son actualité, la sortie de son premier clip mais aussi le lancement de sa campagne de financement participatif afin de lancer la production de son premier EP. L’occasion d’en savoir un peu plus sur l’artiste :

Sous ton bonnet à pompom, qui es-tu Clément ?

Un gars plutôt normal à vrai dire, je vis en coloc’ à Toulouse et je fais un peu les même trucs que font les gens de mon âge : sortir, faire du sport, voir mes amis, faire du vélo …
Le bonnet c’est celui de Stan dans South Park, j’ai toujours regardé cette série. Quand j’ai fait le choix de me lancer dans la musique il y a quelques années, ça été une période difficile et j’me souviens avoir eu froid. Mais pas qu’un froid physique tu vois, tout était plus ou moins inconfortable et pour me réconforter je mettais mon bonnet… c’est resté.

Tu as commencé la musique il y a 15 ans, quelles ont été tes inspirations ?

Quand j’étais gamin je voulais absolument ressembler aux mecs de Sum 41 ou Blink 182, ça a bien changé depuis mais j’écoute toujours héhé!

Qui sont les personnes qui t’entourent et quelles places ont-elles dans ton projet ?

Il y a Nico avec qui je retravaille les chansons et qui développe le projet avec moi, il y a Romain qui est un très bon ami et qui me soutient beaucoup, Greg qui a fait la pochette… Et plein d’autres, la liste est longue. De manière générale, je suis assez attentif aux retours de mes amis sur ma musique.

Chez Opus, on aime la découverte d’acteurs culturels locaux. Parle-nous de ton studio l’Union des Arts ? Pourquoi ton choix s’est porté vers ce lieu ?

J’ai découvert l’Union des Arts grâce aux Colibris à Toulouse : un soir j’ai raconté mon histoire et du fait que j’avais besoin d’un endroit pour travailler mes chansons. Quelqu’un est venu me voir en fin de soirée : tiens essaye cette adresse… Et depuis je me tape l’Avenue de la Gloire tout les matins en vélo ! (rires)

Qu’est-ce qui t’a finalement décidé à lancer ton projet d’EP sur Ulule ?

Il m’a fallu un moment pour trouver un registre dans lequel je me sente bien, au début t’as tendance à copier les trucs que t’aimes. Aujourd’hui je sais ce que je veux dire et comment je veux le dire ! Je raconte tout ça dans ma vidéo de présentation.

Une fois l’objectif atteint, quel est le planning des prochains mois ?

Déja dans l’immédiat il faut accompagner la sortie de Molécule ! Les retours sont bons, la chanson et le clip touchent les gens, et le titre est entré sur deux playlists officielles Deezer (Actu Chanson et Vague à l’âme aux côtés de Foé, Christine and the Queens, Odezenne, Angèle… ), ce qui est plutôt bon signe.
Puis en janvier si tout se passe bien : sortie de l’E.P ! Et en même temps je prépare le set live et je recherche aussi un ou une attaché·e de presse ou un label pour préparer la sortie ! C’est pour ça que je dis si tout se passe bien…

On en vient aux deux questions rituelles Opus. Si tu pouvais imaginer ton festival idéal, il se passe où et tu fais jouer qui ?

Chez moi au calme avec les copains. Bon Iver en première partie, Damon albarn en seconde et Hanz Zimmer avec le philharmonique dans mon salon… Bim !
Voilà j’ai pas trop répondu à ton idée de festival mais c’est un début !

Enfin, quels sont les 2 ou 3 projets musicaux que tu aimerais nous faire découvrir ?

Alors ISSAM et son titre Caviar, pour le son l’image, la mélancolie, le Maroc.
Dreyma d’Askja pour le «froid» dont je parlais tout à l’heure.
Et enfin Disiz La Peste : L.U.T.T.E, qu’est ce que j’lai écoutée celle là…

Propos recueillis par Vanessa
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