Krav Boca, un chant libertaire

Si Krav Boca se lance dans un rebetiko, tu te doutes bien que ce n’est pas pour ambiancer les clients des tavernes cossues d’Athènes et chanter l’amour.

Les notes mélancoliques du Tzouras d’Andréas Melas (Ataxia) posent le décor et nous replongent dans les bas-fonds de la Grèce. Une musique d’anarchiste et de bandit au grand cœur qui pourrait résumer l’idéologie du collectif.
Sous ses airs nostalgiques de grand départ avec ces images de port et de bateau quittant l’embarcadère, Synora nous amène dans les traces du groupe,  tout au long de leur tournée des squats en Italie ou en Grèce, des rencontres, des visages, bières à la main et sourires aux lèvres; le chant de la cagoule en hymne rassembleur.
Nous, on ne connait pas de frontière, Ce sont eux qui les construisent.

Un chant libre et sauvage qui se propage des tribunes de ce club hellénique jusqu’au terrain des rouges et noirs du BRIC en passant par le campus Victoire à Bordeaux. Une musique de révoltés pour les enfants du vent, de la liberté, un mariage des cultures ou le punk de Krav Boca intègre à merveille ce mélange de musique orientale et grecque.
Les senteurs des Tékkés aux portes de Toulouse, le son du brassage culturel, celui de la meute qu’on veut voir grandir.

Julien


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