Quand la douceur de Bruit nous enveloppe

A notre grande fierté, nous faisions partie des tous premiers à vous parler du projet Bruit fin mai dernier. Alors que nous avions fini notre brève sur une note d’espoir en attendant un éventuel album ou EP, les toulousains de Bruit ne nous ont pas fait languir. Il y a quelques jours seulement, ils ont sorti leur premier EP Monolith. Et si les premières expérimentations live nous donnaient un rock instrumental à la limite du noise, ces deux nouveaux morceaux nous proposent un tout nouveau voyage. Bien plus instrumental, moins brutal mais toujours aussi profond.

Bloom, d’abord, nous embarque pour une balade de presque 8 minutes 30 où tout s’accélère. Chaque petit pas en avant nous mène vers l’abîme avant de trouver la renaissance. C’est un rapport très synesthésique que nous avons avec ce premier morceau et The Fall, le second, vient confirmer cette sensation. Après cette première balade, Bruit nous pousse dans une chute de plus de 13 minutes où encore une fois s’illustre le génie de composition de ces 4 musiciens. Ils en ont d’ailleurs profité pour en faire une prise live avec 10 musiciens pour les accompagner (2 violoncelles et 8 violons) que nous vous faisons découvrir ici. Plus qu’une chute, c’est une montée en puissance constante que nous fait vivre The Fall, jusqu’à l’explosion finale.

Quelques indices ça et là nous permettent de penser que c’est un EP très engagé et critique d’une société de consommation qui ne prend plus le temps, où tout se détraque et qu’il est urgent d’agir avant de ne plus reconnaître notre monde. C’est en tout cas ce que nous avons ressenti et si Monolith ne vous fait pas prendre le même chemin que nous, laissez-vous embarquer tout de même.

Thomas

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Crédit Photo : Boby Allin