Thorts – Quoi qu’il arrive

 Thorts c’est la nouvelle pépite dénichée par Dora Dorovitch, notre exploratrice de sons préférée. Pour ceux qui ne connaissent pas ce label aveyronnais, piloté d’oreilles de maître par Francis Esteves (Dum Spiro, EXPerience, Binary Audio Misfits…), plongez vous avidement dans leur bandcamp, vous y trouverez des albums rares à l’image de Tap Water, bijou d’hip-hop hybride né de la rencontre entre Issac Ramsey et le beatmaker Pierre the Motionless.

Pour en revenir à ce double Ep, il débute par Come what may, face A dessinée par l’Australien Thorts où les notes de pianos de Resuscitate instaurent une mélancolie persistante qui prend aux tripes.
5 titres à l’atmosphère fascinante, il y a quelque chose de féerique et de poétique qui se dégage des productions du beatmaker français Zoën que j’avais découvert en 2010 avec son surprenant One night between et sa pléiade d’invités non moins talentueux. Sombre marqué par le flow si caractéristique de Ceschi qui martèlent les mots avec une intensité incessante symbolise parfaitement ce mélange de hip-hop progressif et de mélodie folk. Un collage musical inspiré rappelant les compositions des californiens de Why? et faisant partie de ces joyaux souterrains qui ne demandent qu’à atteindre vos oreilles pour ne plus en sortir.

S’en suit une face B Waiting to expire plus lumineuse portée par la voix de sa compagne Kady Starling. Ici ce sont la cadence assurée, la maîtrise lyrique et cette habilité à maintenir une constante tension dans sa poésie, qui saisissent l’auditeur.
Et si cette 2ème partie s’avère moins marquante, le couple livre ici une belle réussite en clair obscur où le hip-hop expérimental du couple australien se marie très bien à l’assaisonnement distillé avec précision par le tourangeau (pour la face A). Grand ! Quoi qu’il arrive…

Julien

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