Marty Went Back, un premier album baptisé 1985

Crédit : Franck Alix

Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas encore l’histoire : le 21 octobre 2015, Tim Aberdeen et Joe Boyle sortent du coffre d’une DeLorean après un saut temporel de 30 ans et passent alors deux ans à chercher leur ami Marty aux quatre coins du monde, sans succès. En 2017 ils décident alors de s’installer à Toulouse et de monter leur groupe : Marty Went Back. L’objectif est clair, rallier les gens à leur cause en racontant leur histoire sur scène et retrouver Marty afin de retourner en 1985. Aujourd’hui près deux EPs, Marty Went Back revient avec un premier album baptisé 1985, sur le label Outatime Records.

Bonjour Tim et Joe ! Ce premier album est baptisé 1985, est-ce que la quête de Marty est en bonne voie ?

Tim : Coucou ! Bah en fait pas trop parce que ça fait un petit moment qu’on est partis de chez nous (on est arrivés à Toulouse en 2017) et depuis on le cherche pour rentrer à la maison, mais sans succès. Donc on a installé le Facebook pour se faire des copains et aussi pour essayer de le trouver mais on est quand même très nostalgiques de là où on était avant. Donc c’est un peu cette dualité que raconte cet album : la nostalgie d’une époque qu’on a grandi dedans et la confrontation à une nouvelle où on n’a pas forcément tous les codes et où on se sent pas trop à sa place.

Joe : Je suis globalement pas d’accord avec Tim, on cherche toujours Marty, c’est sûr. Mais cet album raconte surtout la nostalgie d’une époque et nos difficultés à comprendre les codes du nouveau siècle. C’est plus les à-côtés qui sont mis en avant ici, ma rupture avec ma Virginia entre autres…

Quelles ont été vos influences musicales pour ce premier opus ?

Tim : Depuis qu’on est partis de chez nous en 1985, et qu’on est arrivés à Toulouse en 2017, on a dû rattraper quelques années de musique qu’on a rajouté à ce qu’on connaissait déjà : donc ça va de Bronski Beat à FIDLAR en passant par Nirvana, Pixies, Oasis, Weezer et les Black Lips, entre autres…

Joe : Oui beaucoup d’influences, et puis on aime bien tout mélanger.

Durant cette période de confinement vous avez décidé de sortir vos titres un par un avec des clips fait-maison, est-ce que des tournages étaient prévus et ont dû être annulés ?

Tim : En vrai pas tellement mais ça va faire plus sérieux si on dit que oui, donc oui.

Joe : Je suis pas d’accord Tim, on avait prévu une tournage en France fin avril pour la sortie d’album, avec des concerts à Bordeaux, Nantes, Paris et tout, j’avais même lavé mon tee-shirt, donc oui la tournage a du être annulée… On fait des clips un peu nuls à la maison du coup, mais ça n’a pas trop de rapport, c’est juste parce qu’on tourne en rond.

Outatime Records c’est donc votre label ?

Tim : Ouais, en fait on a démarché des labels pour essayer de produire notre album mais on s’y est pris un peu tard, donc personne n’a voulu et finalement on a décidé de créer le nôtre. En plus ça faisait un petit moment qu’on voulait organiser des concerts, donc ça nous a permis d’avoir une structure pour le faire. On en a déjà fait un au Ravelin le 20 novembre dernier et on devait en faire un le 9 mai au Chanpagne mais avec la confination on sait pas trop si ça va se faire ou non…

Comment s’est passée la collaboration mixage avec Christophe Calastreng ?

Tim : C’était trop bien, on allait chez lui et on buvait du café pendant qu’il faisait les mixs sur son home studio et qu’on discutait ensemble de ce qu’il fallait faire. C’est quelqu’un qui a l’habitude de faire ça donc c’était vraiment très efficace. En plus c’est un copain donc on se voit souvent pour boire des bières ou quoi donc tout s’est très bien passé. C’est aussi lui qui nous a aidé sur les masters en faisant ceux pour vinyles avec un copain à lui (Sébastien Chaigneau) et ceux pour internet.

Joe : Aussi, on a eu le chance d’avoir Mika du Chanpagne avec nous, il nous a pas mal aidé pour faire cet album, notamment sur la partie mixage avec Christophe.

Parlez-nous de l’intégration de votre nouveau compagnon de scène ?

Tim : En fait si tu écoutes la chanson Bear Fight de notre deuxième EP (Firends: How to socialize with others and find love on the Internet), ça raconte que pendant notre périple depuis Hill Valley jusqu’à Toulouse, on est passés par les Pyrénées. Et en fait à ce moment-là, on avait très très faim et on est tombés sur une casserole avec du miel et des petites abeilles en train de cuire, donc on a dégusté ça. Et si tu connais l’histoire de Boucle d’or, tu connais la suite : cette assiette appartenait à un ours avec qui on a fait la bagarre pour se défendre. Mais rassure-toi, aucun animal n’a été blessé durant ce passage et c’est même devenu un très bon copain à nous puisque c’est lui qui fait la batterie avec nous. Il s’appelle Patrick l’ours et cette histoire de bagarre nous a beaucoup soudés, on s’entend très bien et pour nous c’est encore plus fun puisqu’avant on jouait sur des pistes préprogrammées qui laissaient peu de place à l’impro et à l’amusement. Donc c’est double effet trop bien.

Patrick : RRRrrrrrr

Joe : RRRRrrrr

On a toujours deux questions rituelles chez Opus : si vous pouviez imaginer votre festival idéal, il se passe où et vous faîtes jouer qui ?

Tim : Moi je ferai ça sur la place de l’hôtel de ville de Hill Valley, devant l’horloge et je ferai jouer Nirvana, les Oh Sees, les Beatles, les Sapphics et France Gall.

Joe : Oui c’est pas mal, j’ajouterai juste Guillermo Portabales à la buvette, il sait mettre l’ambiance.

Quels sont les 2 ou 3 groupes que vous pourriez faire découvrir à nos lecteurs et lectrices ?

Tim : Les Beach Bugs de Limoges qu’on a fait jouer au Ravelin.

Joe : Oui, Volage aussi qui vient de sortir son premier album fin mars avec notamment Strangers (The Weakness) que je trouve fameuse, et Tune-Yards avec la chanson Water Fountain sortie fin mars également fameux.

Propos recueillis par Vanessa
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