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Mathieu Ferraro : « La musique n’est pas qu’une affaire de support, c’est aussi la pratique musicale. »

Samedis 14 mars et 25 avril, Opus organise ses 8èmes et 9èmes Parenthèses Acoustiques à la Médiathèque José Cabanis. L’occasion pour nous de poser quelques questions à Mathieu Ferraro (Adjoint du Patrimoine, que vous croiserez au Pôle Musique de la Médiathèque) pour en savoir un peu plus sur cet équipement culturel municipal et sa vision de la musique sous ses différentes formes.

Bonjour Mathieu, peux-tu nous dire ce que l’on trouve-t-on dans le pôle musique d’une médiathèque ?

Au 3ème étage de la Médiathèque José Cabanis, sur le pôle musique, vous trouverez une collection riche de 40 000 CD de la rareté jusqu’aux dernières nouveautés, ainsi que des conseils et des coups de coeurs pour dénicher votre prochain artiste préféré, et bien sûr des équipes passionnées par la musique sous toutes ces formes…
Nous avons à cœur de recevoir tout le monde et d’acheter, en conséquence, tous les styles de musique possible pour vous satisfaire. C’est donc un refuge de choix et un lieu bien connu des music lovers et autres mélomanes, que nous voulons ouvrir au plus grand nombre.

Combien de référence avez-vous ? Disques, vinyles…

Environ 50 000 références : 40 000 CD, 2500 DVD, 700 Vinyles, 3000 partitions, 2000 livres et 40 instruments de musiques (tous les types de guitare, des claviers et des instruments électroniques).

On note ces dernières années un retour vers le vinyle : vous le constatez aussi en tant que médiathèque ?

Oui absolument, nous accompagnons d’ailleurs ce mouvement de retour vers le vinyle à Cabanis ainsi qu’à Saint Cyprien par de nombreux achats qui vont des rééditions jusqu’aux dernières nouveautés. Et pour ceux qui ne posséderaient pas de lecteur, le pôle musique propose des platines vinyles portatives à emprunter.

Quelles sont les grandes tendances des habitués de la médiathèque : quels sont les genres musicaux qui interpellent le plus ?

Statistiquement, le rock et la variété internationale remportent la première place du podium. Plus étonnant, il est suivi de près par la musique classique, vient ensuite le jazz, la chanson française et les musiques du monde. Je profite de ta question pour rappeler aux passionnés de musiques électroniques, de hip-hop ou de musiques afro-américaines que nos collections sont également bien dotées dans ces genres.

La musique toulousaine a-t-elle une place particulière à la Médiathèque José Cabanis ?

Nous achetons les disques des groupes locaux aussi souvent que nous le pouvons et vous les trouverez pour la plupart au 3ème étage de la Médiathèque sur le pôle musique.
De son côté, la bibliothèque d’Étude et du Patrimoine possède une collection de 2000 disques d’artistes locaux qui sont en cours d’intégration dans nos collections, Pour les passionnés de musique occitane une collection de 450 CD est également disponible à l’emprunt.

Il est d’ailleurs également possible de se faire prêter des instruments ?

Effectivement, depuis l’essor du streaming nous avons diversifié notre offre, car la musique n’est pas qu’une affaire de support, c’est aussi la pratique musicale.
Actuellement une quarantaine d’instruments peuvent être empruntés aussi simplement qu’un livre : guitares, synthétiseurs et boîtes à rythme sont disponibles à l’emprunt au 3ème étage de la Médiathèque. On peut également jouer de la batterie électronique, de la basse et composer sur un home-studio bien équipé dans notre « Music Box ». A noter que les médiathèques de Saint Cyprien et d’Empalot se dotent également en instruments de musique.

La médiathèque José Cabanis sera le lieu des prochaines Parenthèses Acoustiques d’Opus, quelle est la place de la musique live dans ce lieu ?

La Médiathèque propose en moyenne 6 concerts par an dans l’auditorium. Programmer aujourd’hui avec Opus Musiques des concerts dans l’espace où se trouve les collections est cohérent avec l’esprit de partage et d’écoute qui anime le Pôle Musique, devenu un lieu de pratique musicale reconnu et partagé avec ces sessions live.
Inspiré par les Tiny desk session de la radio américaine NPR ou encore les « Concerts à emporter » du site web parisien la Blogothèque, ce format de concert permet également de créer de la proximité avec l’artiste tout en entretenant une ambiance intimiste.

Si vous pouviez accueillir les artistes « rêvés » dans votre lieu, qui aimeriez-vous voir jouer ?

Sans hésitation : Thom Yorke, Tom Waits et Nick Cave !

Quels sont les 2, 3 groupes que vous aimeriez nous faire découvrir ?

Nos coups de cœur et suggestions apparaissent sur notre site web « Bibliozic » et ils sont nombreux !
Aujourd’hui, je vous propose le groupe Whitney (Album Forever Turned Around), de l’indie folk teintée de soul (avec des arrangements délicats de cuivres). C’est un disque de « feel good music » signé sur le label Secretly Canadian ; idéal pour commencer la journée !Pour ceux qui seraient passés à côté, je vous recommande Beak, un excellent trio Krautrock mené par Geoff Barrow, le cerveau de Portshead. Le traitement sonore prétendument lo-fi et l’interprétation visiblement live de leurs titres renferme au final beaucoup de touché, de feeling et d’âme ; chamanique et envoûtant !
Et enfin, le sublime album Film Of Life de Tony Allen (batteur de Fela Kuti) qui vous offre 50 minutes d’hymnes afrobeat instantanés, susceptibles de vous donner beaucoup trop d’énergie pour votre fin de journée !

Merci Mathieu ! 

Les Parenthèses Acoustiques d’Opus avec Holy Louis et Heeka samedi 14 mars à 15h – Evènement Facebook
Les Parenthèses Acoustiques d’Opus avec Yous MC et OZ samedi 25 avril à 15h – Evènement Facebook
Retrouvez toute les informations concernant la Médiathèque José Cabanis sur leur site internet

Propos recueillis par Allan et Rémy

 

 

Les Parenthèses Acoustiques s’installent à la Médiathèque !

2020 est arrivée. Une année où nous allons continuer de vous proposer des Parenthèses Acoustiques ! Le concept reste le même, avec quelques petits changements de date et de lieu…

C’est avec un grand plaisir que nous vous accueillerons pour les Parenthèses Acoustiques #8 et #9 à la Médiathèque José Cabanis. Plus précisément au 3e étage, au Pôle Musique. Un espace peu connu des toulousains et mélomanes, où vous pouvez pourtant emprunter CDs, vinyles… et même instruments de musique ! Outre le lieu, c’est aussi un nouveau créneau que nous vous proposons puisque nous vous accueillerons les samedis 14 mars et 25 avril à 15h. Comme sur les précédents lives, les concerts seront enregistrés en audio par le Studio Rimshot et envoyé par email au public au format mp3. 

Autre changement, ces concerts seront gratuits. Ce qui ne veut pas dire que les artistes sont bénévoles, loin de là : un grand merci à la Médiathèque José Cabanis de rendre ces concerts possibles !

Parenthèses Acoustiques #8 : en ouverture de la semaine du rock avec Holy Louis et Heeka 

Le prochain live unplugged lancera le festival la Semaine du Rock ! Organisé par Progrès-Son, ce festival est une étape régulière pour nos parenthèses puisque 2020 marquera notre 3e concert d’ouverture ou de clôture du festival (I Me Mine + Do You Want Some, The Twin Souls + Roze) . Le 14 mars, c’est avec deux projets folk-rock toulousains qu’on vous donne rendez-vous, Holy Louis et Heeka.



Êtes-vous prêts pour un voyage ? Celui-ci sera temporel, on part dans les 70’s avec Holy Louis. Les mélodies nous enracinent dans une époque psyché-pop. Les harmonies vocales nous bercent presque autant que les notes de piano, portées par une ligne de basse lancinante. 

Derrière ce projet, on est loin d’entendre un inconnu : vous reconnaîtrez le visage et la voix du chanteur de Budapest (qui jouait pour… Les toutes premières Parenthèses Acoustiques !). Holy Louis nous livre une musique lente et émotive, chantée par un dandy poétique.

Heeka, c’est le nom qu’a choisi Hanneke pour mettre les pieds sur scène. D’origine flamande, l’ancienne voltigeuse porte sa guitare et ses mots, livrant une musique blues-folk intuitive. Les chansons d’Heeka parlent de violence. Elle y livre des histoires personnelles et s’adresse souvent directement à une personne : une musique douce et puissance à la fois. 

Evenement Facebook ici 

Parenthèses Acoustiques #9 : du rap avec Yous MC et OZ !

Pour la deuxième fois, l’association Opus organise un concert rap acoustique. Deux projets locaux viendront partager leur plume et leur flow : Yous MC et OZ

Après avoir zigzagué dans le paysage toulousain pendant de nombreuses années (Dawa Deluxe, Royal Rooste, Kilotone…), YOUS MC sort son premier album solo Y en 2017 suivi de son dernier EP : KARES en 2018. La musique de Yous se nourrit de diverses influences musicales : soul, rap, hip-hop. Une écriture riche, juste et poignante alliée de prods qui titillent les oreilles. En 2020, Yous MC revient avec un nouvel album… Stay tuned !

Un ordi et un piano. C’est tout ce dont il avait besoin pour composer ses premières prods. Oz c’est la réunion de l’organique et l’électro, du moderne et de l’actuel, du timide et de l’extraverti, de l’artiste caché sur le devant de la scène. Deux références musicales décrivent le projet : La première est nantaise et nous ramène en 1995, date de création d’Hocus Pocus. On retrouve un peu de cette fusion entre des énergies jazz, electro et hip hop. La deuxième est toulousaine et fraternelle tant son phrasé nous fait penser à Bigflo & Oli. Un talent à découvrir avec son premier EP : « Premiers pas ».

Evenement Facebook ici 

Rémy

Elvire Delagrange : « Le Metronum est et sera le porte-voix des artistes d’aujourd’hui et de demain »

Fraîchement arrivée à la programmation du Metronum, nous avons rencontré Elvire Delagrange pour en savoir un peu plus sur son parcours et sur l’actualité de la salle.

Bonjour Elvire, tu as repris la programmation du Metronum depuis septembre, peux-tu nous expliquer ton parcours ?

La musique m’accompagne depuis longtemps, presque toujours ! Mes parents sont des mélomanes très éclectiques qui m’ont transmis leur passion depuis le plus jeune âge. Puis j’ai commencé à faire de la musique à 12 ans au Collège Jazz de Marciac, j’y ai appris le piano, j’ai monté mon 1er groupe et fait mon 1er concert à partir du même âge. J’ai poursuivi mes études à Toulouse, où j’ai créé un orchestre de salsa, Conga Libre, avec lequel on a l’opportunité de faire de nombreux concerts depuis plus de 10 ans (Festivals Tempo Latino, Jazz in Marciac, Fête de la Musique de Toulouse place du Capitole …). En parallèle j’ai obtenu un master en management culturel et j’ai décidé de mon monter ma propre boîte de production à 23 ans. Note Only, une agence artistique dédiée à la musique, au management de groupes, à l’organisation de concerts et d’événements, pendant plus de 8 ans. Aujourd’hui mon arrivée au Metronum, que je connais depuis sa création et dans lequel j’ai organisé plusieurs concerts, incarne donc le prolongement et l’amplification de mon parcours musical.

Qu’est ce qui t’a motivé à prendre ce poste ?

D’abord parce que : Le Metronum, cette salle exceptionnelle, inspirante et avec un potentiel si grand qu’on ne peut que vouloir participer à son déploiement.
Ensuite parce que : la musique, une de nos ressources la plus enrichissante, que je désire vivre et faire vivre plus intensément et plus largement.
Et enfin parce que : Toulouse, ma ville aux qualités artistiques et musicales nombreuses et diverses, que je souhaite contribuer à mettre en lumière et faire rayonner.

Tu viens du milieu du jazz et des musiques du monde, va-t-on retrouver cette couleur musicale dans les futures programmations ?

Le jazz et les musiques du monde font en effet partie de mon parcours musical et m’accompagnent professionnellement depuis longtemps. Mais ce sont plus encore les valeurs de diversité, de qualité, et d’ouverture de la musique qui m’animent dans mon travail comme dans ma vie. A la faveur de ces vertus musicales, je souhaite donc bien sûr que la programmation du Metronum soit toujours plus diversifiée, équilibrée, exigeante et accessible à la fois, et à l’image de notre monde. Tous les artistes et toutes les créations actuelles ont leur place sur la scène du Metronum, face à tous les publics aussi. Et bien que déjà présents, le jazz et les musiques du monde, n’échappent pas à cette envie de diversité, pour colorer et rythmer encore plus le Metronum !

A quoi ressemble le quotidien d’une programmatrice et comment se construit une programmation ?

Une vie comme tout le monde mais pleine de musique !
Bien sûr la musique rythme une grande partie de mes journées et c’est très exaltant de l’avoir à ses côtés tous les jours comme « collègue » de bureau, mais plus sérieusement cela représente aussi pour moi une grande responsabilité. Celle de se tenir au fait de la création actuelle, des nouveaux talents qui émergent chaque jour, réussir à voir ceux qui sont dans l’ombre sans occulter ceux qui sont en pleine lumière. De proposer au public des groupes qu’ils attendent à Toulouse et d’autres qu’ils ne connaissent pas (encore) et souvent de Toulouse. C’est un équilibre et un défi quotidien passionnant et délicat à la fois. Les sollicitations sont évidemment très nombreuses, qui ne voudrait pas jouer sur une aussi belle scène que le Metronum, j’essaie donc d’être à l’écoute autant que possible, tout en allant chercher ce que l’on n’attend pas, pour sortir des sentiers battus. Donner à voir des choses qui réconfortent, exaltent et chamboulent parfois.

Un programmateur, (une programmatrice en l’occurence) ne programme pas pour lui, mais il doit le faire avec conviction, pour défendre des programmations auxquelles il croit, et qu’il veut partager avec le public, pour vivre ensemble ces moments magiques de concert. C’est en tout cas ce qui anime mon travail et le sens que je veux lui donner.

Mon parcours musical et professionnel m’a permis d’acquérir un certain nombre d’expériences et d’appréhender le monde du spectacle dans son ensemble ; alors quand je programme j’essaie de me munir de toutes ces casquettes pour construire une programmation digne du Metronum et de ses spectateurs.

Grande Salle du Metronum @tbiarneix

Le Metronum va fêter ses 6 ans, comment cette salle s’inscrit-elle dans l’offre de concert à Toulouse et qu’est-ce qu’elle a changé dans ce paysage ?

La salle a offert une réponse forte aux professionnels de la musique avec un équipement de pointe, à la mesure d’une ville comme Toulouse, à la fois exigeant et accessible. En même temps qu’elle a donné à entendre au public toulousain et régional une programmation actuelle de qualité et de découverte. Le Metronum a étoffé et diversifié l’offre musicale, au travers d’une scène ouverte sur le local comme sur le monde. Sa jauge de 600 places et la présence d’une plus petite salle qu’est la MusicBox, sont ainsi la possibilité pour les grandes autant que les petites productions d’organiser des concerts de différents formats, ne fermant donc la porte à personne. En plus de 5 ans, l’activité du Metronum s’est donc intensifiée en synergie avec les dynamiques musicales toulousaines et en insufflant sa propre énergie sur la scène musicale pour le public, les artistes et les professionnels du secteur.

A quoi va ressembler ce 6e anniversaire ?

Ce 6e anniversaire est l’occasion de célébrer le Metronum autrement, avec un nouvel événement qui lui est dédié : Les Tempos du Metronum. Plutôt que de fêter « l’âge » de la salle, l’idée est de lui consacrer un temps spécifique, pour redécouvrir le lieu et sa programmation. Un moment convivial, avec pour l’occasion la présence de jeux d’arcade et rétro, de photomaton ou de foodtrucks dans le patio. Le Metronum se présentera aussi pour l’occasion sous un visage inédit par l’entremise d’un scénographe-vidéaste toulousain. Un temps fort qui met en scène une programmation originale pour aller à la découverte d’artistes aux univers passionnants. Le 31 janvier, la soirée d’ouverture Rock it!  nous plongera dans le rock indé, avec d’abord une carte blanche au multi-artiste Pascal Comelade, musicien, compositeur, peintre, qui a notamment travaillé avec The Limiñanas, et qui dévoilera des œuvres inédites réalisées pour le Metronum, en même temps que ses nouveaux livre et album en avant-première, il mixera en début et fin de soirée. Ensuite place aux groupes dans la Grande Salle, avec en 1ère partie les toulousains I Me Mine qui présenteront leur dernier opus pour la 1ère fois à Toulouse, puis le rock déjanté de Villejuif Underground du label Born Bad Records qui secoue le public français, enfin Motorama tout droit débarqué de Russie nous plongera dans sa brûlante cold wave.

Le lendemain, le 1er février, les femmes s’emparent de la scène du Metronum avec la Girls’ Groove Party! . Les toulousains Tangled Tape lanceront les festivités avec leur nu-soul exaltée, puis ce sera à l’inspirante Sônge de prendre le contrôle des cœurs et des corps; pour finir la charismatique chanteuse Fatima montrera au public toulousain de quel bois se chauffe la scène anglaise actuelle, en l’entraı̂nant dans son envoûtante soul boostée au hip-hop : à ne pas manquer ! Enfin la DJ belge Fatoosan, du collectif hip-hop féminin SupAfly, clôturera cette soirée intense sous l’égide des femmes qui groovent.

Le dernier jour, le 2 février, un dimanche en famille viendra clôturer les Tempos du Metronum dans la fête et la bonne humeur. Une boum géante gratuite avec Doudou Sound System aux platines, où l’on pourra se parer de son plus beau masque réalisé juste avant à l’atelier « Graff ton masque ». Tout un programme de réjouissances pour découvrir ou redécouvrir le Metronum.

Comment vois-tu évoluer le lieu dans les prochaines années ?

Comme je le disais le Metronum a un potentiel incroyable qu’il faut continuer de déployer. Après 5 ans d’existence et une mise en place réussie, Le Metronum franchit aujourd’hui une nouvelle étape décisive que sont ses 5 prochaines années. Je suis donc très investie au sein de la Direction des Musiques de la Ville de Toulouse en faveur de son développement, avec la construction d’un projet d’établissement artistique et culturel ambitieux. Le Metronum en même temps qu’intensifier son action doit répondre à de nombreux enjeux, artistiques, culturels, musicaux bien sûr mais aussi professionnels, territoriaux, et contextuels (le numérique, le développement durable, la place des femmes, …). Autant de réflexions auxquelles toute l’équipe se saisit pour positionner le Metronum comme une scène phare, ouverte aux artistes, aux professionnels, au public, sur son territoire, son pays, et sur le monde. La volonté qui nous anime est ainsi de mettre encore plus en lumière le lieu, ses actions et ses artistes ; et de le faire rayonner encore plus dans la métropole, la région, le pays et pourquoi pas au-delà de nos frontières. Fort de ces 3 temps : nourri du passé, ancré dans le présent et projeté vers le futur : le Metronum doit donc accélérer, amplifier son rythme !

Le Metronum fait la part belle à la scène émergente et toulousaine en janvier avec notamment la Tournée du Chantier des Francos ou encore les auditions des iNOUïS du Printemps de Bourges. Quel regard portes-tu sur la scène musicale toulousaine ? 

La scène musicale toulousaine est particulièrement riche, diverse et féconde, un vivier exceptionnel dont Toulouse ne peut que se réjouir, valoriser et soutenir. Bien entendu le Metronum est la scène privilégiée des artistes locaux et de cette nouvelle génération qui fera les artistes de demain. Une scène que je veux continuer de révéler et faire rayonner par le prisme du Metronum. Cela se concrétise d’abord avec une attention particulière portée aux premières parties, qui permettent aux jeunes artistes de se dévoiler aux yeux du public et de se confronter aux enjeux professionnels sur une scène de pointe. Ce processus se prolonge dans des dispositifs spécifiques d’accompagnement auxquels le Metronum est évidemment associé et acteur impliqué. Des initiatives locales qui se déroulent au Metronum comme le Tremplin Décroche le Son ou le Prix Nougaro, mais aussi sur la scène nationale en partenariat avec en effet le Chantier des Francos et les iNOUïS du Printemps de Bourges notamment. Ils permettent de mettre des artistes au début de leur carrière sur une scène d’envergure, et au public comme aux professionnels d’aller à leur rencontre.

Slift – Inouïs du Printemps de Bourges 2019 @tbiarneix

Le Metronum est aussi investi à leurs côtés avec des accompagnements dédiés, avec le concours de nombreuses associations locales, d’accueil de résidences toute l’année, de coaching, de ressources et d’ateliers professionnels avec Octopus notamment. C’est un véritable parcours artistique et professionnel étoffé qui s’articule au Metronum, et qu’il nous est cher de plus structurer et renforcer. La scène musicale locale et la nouvelle génération artistique sont une force, le Metronum est et sera le porte-voix de artistes d’aujourd’hui et de demain.

Avant de conclure cet entretien, on a toujours quelques questions rituelles chez Opus. Si tu pouvais imaginer ton festival idéal, il se passe où et tu y fais jouer qui ?

À l’idéal ça serait le Paradis ! Elvis, Prince, Nina Simone, Freddy Mercury, Amy Winehouse, Jimmy Hendricks et David Bowie, joueraient pour nous depuis les nuages, pas mal comme groupe de rêve ?!

Sinon plus réaliste, mon festival idéal serait ouvert, exigeant et diversifié, pourquoi pas au Metronum ?!
Un moment à part où tout le monde se retrouverait dans un esprit de convivialité et de curiosité pour découvrir des artistes tout aussi divers. Un temps de fête et d’échanges sans frontières esthétiques, stylistiques, géographiques ou culturelles. Une scène multiple où se croiseraient les artistes locaux, la nouvelle génération, la création, les disciplines ; et où le public ne serait pas simple spectateur. Une véritable aventure culturelle dans laquelle la pratique artistique serait partagée, pour nous faire vivre le spectacle vivant plus intensément encore.

Et pour finir, quels sont les 2 ou 3 groupes que tu souhaiterais faire découvrir à nos lecteurs ?

Evidement j’aimerais que et ceux qui me lisent aient maintenant envie de venir découvrir les groupes des Tempos du Metronum. J’espère que mes mots se transformeront en notes de leur musique en live au Metronum ! Que les lecteurs se transformeront en spectateurs de leurs concerts, pour en faire la (belle espérons) découverte par eux- mêmes ! Donc venez (re)découvrir le Metronum et : I Me Mine, Villejuif Underground, Motorama, Pascal Comelade, Tangled Tape, Sônge, Fatima et Fatoosan !

Merci Elvire ! 

Les Tempos du Metronum du 31/01 au 02/02, entre 17h et 01h, gratuit – 8/12 €
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Retrouvez toute les informations concernant le Metronum sur leur site internet
Photo : ©SebastienOVibe

Propos recueillis par Allan