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Le top 10 scène locale d’ LMA

Nouveau top 10 scène locale ! Avec cette rubrique, Opus donne la parole aux acteurs de la scène toulousaine pour qu’ils nous partagent leurs coups de coeur musicaux locaux. Après la sélection des Twin Souls, Oscar Emch, Julii Sharp et du Weekend des Curiosités, on a proposé à LMA de nous partager ses projets toulousains favoris ! Le MC, une des plus belles plumes de la scène rap toulousain, vient de sortir un tout nouveau clip en featuring avec Slim Paul : Putain d’époque. Un artiste à suivre de très très (TRES) près, qui nous partage ses références toulousaines !


JELL-oO

Un duo de musique pop, émotionnelle, vibrante, sincère. 
En live c’est absolument magnifique, c’est un voyage. C’est un peu nos Beatles à nous. (Sauf qu’ils sont deux)


DIABOLO KIWI

C’est un groupe de rock, fusion, groov, j’aime énormément leur univers et le mélange qu’ils amènent, ça me transporte. Ils sont basques mais c’est à Toulouse que j’ai eu la chance de croiser la route de Leire Iribarne, qui était la voix d’ange de Diabolo Kiwi, et qui nous a malheureusement quitté beaucoup trop tôt en janvier dernier. Elle nous manque et je voulais lui rendre hommage dans cette playlist.


SLIM PAUL

Je vois sa musique comme un mélange d’influences entre Muddy Waters, Tom Waits et Ben Harper saupoudré de rap américain des années 90’s. La proposition qu’ils ont amenée avec Scarecrow, son premier groupe, de mélanger le blues et le hip hop, a pour moi ouvert la porte à plein de groupes de fusions a Toulouse et même en France. 


CLAUDE NOUGARO

J’avais envie de mettre à l’honneur un petit jeune qui commence dans la musique (rires). J’écoute toute sa discographie et lis ses lives au mois une fois par an, et à chaque fois je découvre des nouvelles choses, c’est absolument prodigieux d’écriture, d’interprétation, sans parler de tout ce qu’il incarnait et de ce qu’il représente pour notre ville rose. C’est le patrimoine, c’était impossible pour moi de ne pas le mentionner ici.


DAOUD

Daoud est un trompettiste, j’aime la générosité de son jeu et l’énergie qu’il dégage, tout simplement. Il a écumé des centaines de concerts entre l’Europe et les États Unis, aujourd’hui on a la chance de l’avoir à Toulouse, il prépare des pépites avec son groupe, d’ici-là vous pouvez voir ses créations sur Instagram et en tournée un peu partout.


ORRI

Orri c’est un Quartet de Jazz, avec des compositions de Paul Couvreur. Cette chanson Better let it go je peux l’écouter à n’importe quel moment de la nuit ou du jour, elle touche mon âme. Leur EP « Crépuscule » est sortie l’année dernière et c’est un petit bijou de sensibilité et d’élégance.


FABULOUS TROBADORS

Grand classique toulousain, cette chanson Demain, demain me touche toujours autant. Leurs disques ont bercé les trajets en voiture de mon enfance. 


FURAX BARBAROSSA

Grand rappeur, grand écrivain, Furax c’est pour les jours de grandes colères et de grandes tristesses. Je pense qu’il contribue à mettre le rap toulousain sur la carte de France, son univers, son personnage, ses visuels tout est ficelé, c’est un travail d’orfèvre. Croisade c’est mon morceau ultime, mais je conseille tout l’album « Testa Nera » d’une traite, un classique.
J’en place aussi une pour Melan et Fadah qui sont pour moi des dignes représentants de ce rap à plume que j’affectionne et qui m’a construit. 


MATEO LANGLOIS

Une belle plume, des pianos violons, c’est la chanson française actuelle que j’aime et dans ce qu’elle a de plus beau.


DEAD ROBOT

Trio jazz qui met des grandes tartes de virtuosités et de groov. Curtis (batterie) et Idriss (basse) c’est pour moi le duo basse-batterie le plus fou que j’ai vu à Toulouse. J’attends un disque de toute urgence !

Retrouvez le TOP 10 d’ LMA sur Spotify :

Interview L’Iddé : « On a pris le temps pour sortir ce premier EP, on voulait être dans la capacité de le défendre sur scène »

L’Iddé s’apprête à dévoiler son tout premier EP : Noir sur Blanc. Un groupe qu’Opus a vu naître et qui fait partie des 3 projets accompagnés avec notre dispositif le Focus d’Opus. Rencontre avec Idris, l’homme derrière l’idée de l’Iddé, qui nous explique la création de ce projet rap éminemment musical ! 

Bonjour Idris ! On t’a découvert il y a quelques années avec Fils de Plume. Comment s’est dessiné ton projet L’Iddé ?Salut Opus !Le projet s’est dessiné par le biais des Parenthèses Acoustiques qu’Opus organisait à la Sainte Dynamo. Vous m’aviez contacté à la base pour que je vienne jouer avec Fils de Plume mais déjà à l’époque il était difficile pour nous d’êtres tous disponibles. Sur les 6 membres du groupe nous ne sommes plus que deux à vivre sur Toulouse.

Du coup, comme l’idée de continuer à faire du son et de la scène me démangeait depuis un moment et que j’avais des textes écrits en solo, je vous avais demandé de me laisser juste le temps de rassembler des musiciens pour l’occasion : il se trouve que le concert s’est plus que bien passé et j’ai donc proposé aux gars de monter un nouveau projet et l’Iddé a vu le jour.

Tu portes le projet mais tu es accompagné de musiciens. Tu peux nous les présenter et nous raconter votre rencontre ?Je vais commencer par Tim, Timothée Palminteri, le tromboniste du groupe.Si je commence par lui c’est parce qu’on se connait depuis des années, depuis 2007 précisément, on a partagé les mêmes salles de classe avant de partager les mêmes scènes, il est comme un frère pour moi. Il est un membre à part entière de Fils de Plume et il m’a paru logique de lui proposer de faire partie de L’Iddé, il était disponible et sa musique et sa présence scénique collaient parfaitement au projet.Je vais ensuite vous présenter Azra, Alexandre Pellan, le beatmaker du groupe.A vrai dire, c’est la personne avec qui j’ai le plus travaillé et échangé depuis que j’ai commencé à faire du rap, on a évolué ensemble, toujours à l’écoute et bourré de talent il m’est d’une aide précieuse et d’une grande inspiration. Il est, lui aussi, un membre à part entière du groupe Fils de plume et comme il habite Toulouse et que nous n’avons jamais cessé de faire du son ensemble, c’était, là aussi, logique qu’il fasse partie de l’Iddé. C’est un peu l’homme de l’ombre, car il n’est pas sur scène avec nous, mais c’est une pièce maîtresse du projet. Une grande partie des morceaux que vous trouverez sur l’EP et sur scène ont été créés d’abord en version instrumentale/beatmaking puis réadaptés et retravaillés en version hybride entre instruments acoustiques et beatmaking.Je vais poursuivre avec Tom le Clou, Tom Bailleux, le batteur du groupe.C’est le premier à qui j’ai fait appel lorsque je souhaitais rassembler des zicos pour les parenthèses acoustiques. Je suivais depuis un moment ses projets, notamment la WEC Family et Sailors at Sea, je savais déjà que je m’adressais à un batteur d’une grande qualité et il a tout de suite répondu présent avec beaucoup d’enthousiasme et de sérieux.A ce moment là je cherchais aussi un guitariste et c’est Tom qui m’a rappelé que quelques années avant nous avions partagés une scène (Fils de Plume / Sailors at Sea) pour l’anniversaire d’un ami en commun et qu’en fin de concert, lors d’un boeuf improvisé, j’avais rencontré le Dam’s de Pique, Damien Mélich, le guitariste du groupe.Ma mémoire me faisant rarement défaut, j’avais le souvenir d’avoir été scotché par son son et sa capacité à improviser des riffs sur lesquels je pouvais aisément rapper.J’ai validé sans hésitation le fait de lui proposer de se joindre à nous et il a accepté à son tour, bouillant comme à son habitude.Enfin, que serait un groupe de rap sans une bonne grosse basse ? C’est là que Tom et Dam’s m’ont présenté Babou, Baptiste Desmidt, le contrebassite du groupe.Il ne m’a fallu qu’une répétition pour me décider et comprendre à quel musicien j’avais à faire, une capacité d’adaptation folle et un gros son à l’échelle de son instrument.Un grand Monsieur loin d’avoir la langue dans sa poche, parfois brut de décoffrage il est en fait une vraie pâte, un ours mélomane d’une grande qualité artistique.Je crois que j’ai fait le tour des musiciens, mais j’aimerais aussi vous parler de notre ingé son, le Robocop comme on l’appelle entre nous, Jérémy Dunne (Nuance Records).Je l’ai rencontré il y a plusieurs années maintenant, lorsqu’il travaillait à l’époque au studio RIMSHOT. Ayant des connaissances en commun, notamment l’Association Sozinho, nos routes se sont re-croisées à plusieurs reprises et je n’ai pas hésité à faire appel à lui pour le projet. C’est lui qui a entièrement enregistré et mixé notre EP et qui connait le mieux notre son et nos besoins sur scène. C’était important pour moi de saluer le travail de qualité qu’il a effectué depuis le début.D’ailleurs c’est un groupe L’Iddé ou un rappeur et ses musiciens ?Ahah, la question piège ?Je dirais que c’est un groupe avec un rappeur et ses musiciens. Mon « nom de scène » c’est Iddé, mais je ne voulais pas de nom de groupe trop personnel, d’où L’Iddé, une idée commune et partagée en quelque sorte. J’ai effectivement initié le projet autour de mes écrits et sans mes textes, tout ça ne serait pas faisable. Mais je crois et j’affirme que chaque membre à sa place et son mot à dire dans l’avancement du projet, je ne prends jamais de décision seul, il peut m’arriver de trancher mais c’est rare, nos choix sont collégiaux et je trouve que ça a du sens.

Le premier EP de L’Iddé sortira le 11 juin, disponible en version physique après la release party en septembre !

Comment tu décrirais L’Iddé à quelqu’un n’ayant pas encore écouté le projet ? Et quelles références musicales tu donnerais à votre musique ?Je crois que notre bio est une bonne réponse à tes questions !

Va falloir te faire à « L’Iddé. Comme un germe qui sortirait de sa graine, L’Iddé a vu le jour en 2018 autour du rappeur Idris. L’Iddé bât les rythmes, l’Iddé mêle les samples, l’Iddé rap. Habitué à travailler avec son équipe de beat-makers, Idris décide de briser la routine et s’entoure de quatre musiciens (Guitare/Trombone/Batterie/Contrebasse/Basse). L’Iddé trône donc sur l’énergie incisive, à la fois électrique et acoustique de ces instrumentistes. Les mots et le texte sont toujours au centre du débat. Avec un rap se situant entre Ausgang, et Gael Faye, l’Iddé livre une sincérité débordante et une réelle recherche musicale. L’idée c’est de lier une parole éloquente à une énergie qui ne manquera pas de vous surprendre sur scène !
“On ne se connait pas, et c’est ça l’Idée, vous en faire c’est la solution”

Le tout premier EP de L’Iddé sort en juin. Comment tu te sens à quelques jours de dévoiler ces créations ?Exactement, le 11 juin 2022 précisément, sur toutes les plateformes d’écoute et il sera disponible en physique à partir de la date de notre relase party en septembre 2022.Je me sens vraiment bien et j’ai hâte d’avoir des retours, qu’ils soient bons ou mauvais d’ailleurs, ça sera toujours constructif pour moi/nous. Je ressens comme une forme de soulagement qu’il soit là, enfin. On a vraiment pris le temps pour le sortir, par contrainte d’abord avec le Covid et les confinements qu’on a subit. On ne voulait surtout pas le sortir si nous n’étions pas dans la capacité de le défendre sur scène. Puis par choix, nous souhaitions le peaufiner jusqu’aux moindres détails pour être vraiment fier du rendu et proposer à celles et ceux qui nous écouterons un EP de qualité.


On a eu la chance d’écouter ce très bel enregistrement, et il en ressort, comme dans ton précédent projet, ce goût du texte et du choix des mots…
D’ailleurs le nom « Noir sur Blanc » évoque cette écriture. Tu as toujours écrit ? Et comment se passe ton process d’écriture ? Dis nous tout !
Oui tu as raison, le choix du titre  » Noir sur blanc  » avait du sens pour moi car il évoque l’écriture et le fait de laisser un trace indélébile ou presque, le commencement de quelque chose et finalement la fin d’un chapitre aussi. Certains des textes de l’EP sont des morceaux que j’ai écrit il y a un moment et de les mettre en musique et de les publier me permet aussi d’aller de l’avant et d’évoluer.Je n’ai pas toujours écrit, ça doit faire une quinzaine d’années que je gratte, mais j’ai toujours eu dans mon entourage proche des personnes qui avaient ce goût pour l’écriture et cette aisance à jouer avec les mots. J’ai toujours été fasciné par les personnes capables de mettre des mots sur des ressentis ou des émotions, ou encore cette capacité à rendre un mot, à première vue banal, puissant selon comment il est utilisé et placé dans une phrase. Alors c’est venu plutôt naturellement je crois, j’ai toujours aimé chanter et j’ai eu la chance de faire un peu de musique plus jeune et le rap m’a séduit comme beaucoup de personnes de ma génération.Je ne crois pas avoir vraiment de process d’écriture. Comme beaucoup j’écris sur ce qui m’entoure ou sur ce que j’ai vécu, sur ce qui m’interpelle et/ou me révolte. Ça peut venir d’un évènement lié à la vie de tous les jours, d’un film, d’un livre, d’une défaite ou d’une victoire, tout est bon à prendre je crois.

Parenthèses Acoustiques – crédit @alexandol

Et avec les gars comment ça se passe : tu travailles les textes et eux le son de leur côté, c’est un ping pong créatif ? C’est fait ensemble ?Je travaille beaucoup avec Azra en amont pour avoir une base du morceau. Création de l’instrumentale avec des samples, structure et écriture pour ensuite proposer aux zicos une maquette du morceau et une ambiance bien définie avant de se lancer dans la création finale tous ensemble. Mais parfois il nous arrive de travailler à l’inverse, j’ai le texte mais pas la musique et avec les zicos on construit l’instrumentale ensemble et le morceau prend forme comme ça. On se laisse vraiment toutes les possibilités pour la création.

L’Iddé en concerts à Toulouse :
11 juin – Café Ginette
09 septembre – Connexion Live (Release Party)
03 décembre – Le Metronum (Focus d’Opus)

Il y a un titre que je trouve très fort, c’est Flou. Plein de nostalgie et de vérité. Dans quel contexte tu as écrit ce morceau ?D’abord merci pour ce retour car c’est un morceau qui me tient à coeur. C’est un des premiers morceaux où j’ai écrit à la première personne, dans lequel je parle de moi et de mes ressentis. C’est jamais facile de se livrer, de parler de ses défauts et de ses défaites, de ses doutes vis à vis de l’amour et de l’avenir, tout en essayant de garder un message positif. Comme c’est un morceau que j’ai déjà pas mal joué sur scène, tu n’es pas la première personne qui me dit que ce morceau est touchant et sincère. C’est pour moi une petite victoire car je me rends compte que finalement beaucoup de gens s’y retrouvent ou sont sensibles aux propos alors qu’il est à la base très personnel.

Quel est l’agenda à venir pour L’Iddé ? Des dates à nous annoncer ? On a envie de vous revoir vite sur scène !La prochaine date clé c’est le 11 juin 2022 au Café Ginette aux Minimes, le jour de la sortie de notre EP, on espère qu’il y aura du monde car on va retourner le bordel.Cet été on va faire une petite tournée en France du 9 au 15 juillet avec comme date finale un concert au Hangar Festival qui se situe à Montagny les Lanches, près du lac d’Annecy. Le 9 Septembre nous jouerons au Connexion Live pour notre Relase Party et là encore nous espérons que du monde sera présent car il y aura des invités et des surprises le jour j ! Et le 3 décembre pour le Focus d’Opus au Metronum avec FÜLÜ et Mélanie Lesage.

On en vient aux questions rituelles chez Opus : si tu pouvais créer ton festival idéal, sans contrainte de budget… Ce festival se déroule où et tu fais jouer qui ?Sans hésitation je dirais que si je pouvais créer un festival ça serait ici à Toulouse, dans le centre un peu comme RIO LOCO et éparpillé dans différents lieux de la ville. A chaque fois avec des scènes de moyennes et grandes envergures selon les lieux, pour donner la possibilité aux artistes de s’exprimer et de jouer dans de très bonnes conditions. Pour ce qui est de la programmation, elle serait clairement éclectique, avec toutes les formes d’arts, pas seulement des musiciens. Je donnerais la possibilité aux artistes locaux de se produire, il y a tellement d’artistes et de groupes sur Toulouse que ça me semble logique. Le but étant de les faire jouer ou de s’exprimer dans des conditions optimales, que ce soit des artistes/groupes pro ou non et qu’ils soient tous payés à hauteur de leur travail peu importe leur parcours/carrière.
Pour ce qui est de faire venir des grosses têtes d’affiches pourquoi pas, mais j’en choisirais une poignée et ça ne serait pas une priorité pour moi, Toulouse est une ville de culture alors laissons nos talents s’exprimer.

Et pour finir, tu sais qu’Opus est un média de découverte musicale. Quels sont les 3 projets que t’aimerais faire écouter à nos lecteurs ? 

D’abord, j’aimerais vous faire découvrir un duo de rappeur nancéien, Lobo EL & Cotchei qui sont les membres fondateurs du collectif LGDC (Les Gars du Coin). Ce sont des amis et des rappeurs hors pair et ils se distinguent depuis des années par leur complémentarité et leur originalité. Concerts, ateliers d’écriture, performances improvisées, organisation d’événements hip-hop : autant de domaines que maîtrisent Lobo EL & Cotchei. Ils ont sorti récemment leur dernier EP « Citron Gingembre » que je vous recommande fortement, il représente bien l’état d’esprit de ces deux acharnés du hip-hop local.Entre le reflet d’une société acide et l’insouciance d’enfants de 5 ans, Lobo EL & Cotchei  cuisinent une sauce débordant de vitamines, de sincérité et de triste réalité. Sans doute le jus le plus frais de l’époque.

J’aimerais ensuite vous faire découvrir Elise Mathé, une amie que je suis depuis quelques années maintenant, mais aussi et surtout une chanteuse à la voix bluffante. Elise chante accompagnée de sa guitare une « world music » colorée. Depuis 6 ans, elle livre ses compositions et reprises dans des salles de renom sur la scène toulousaine et ses environs (Metronum, le Bijou..). A l’affiche de la comédie musicale TALENT, au Théâtre des Grands Enfants de Cugnaux, elle multiplie les projets et les collaborations musicales (beatmaker, rappeur, percussionniste, guitariste, duo de chant, groupe de jazz, etc.). Nous avons d’ailleurs déjà collaboré sur une intrumentale réalisée par Azra et nous sommes très fiers du rendu et impatients de vous faire découvrir ce morceau. En attendant, un EP de ses compositions sortira à l’été 2022. Elle fera la première partie du groupe Cuarteto Tafi le 8 octobre à la salle l’Odyssée de Balma (31).

Pour finir, j’aimerais vous faire découvrir le groupe Galim Atias, composé du MC Dax Santos et de quatre musiciens de talent (batterie, basse, saxophone, clavier) qui offrent une musique tintée de jazz, de soul et de hip-hop en espagnol avec une réelle recherche musicale avant-gardiste et un besoin d’improvisation. Leurs compositions sont une véritable balade, à la fois douce et énergique dans laquelle on se laisse facilement porter. Un voyage entre du Kendrick Lamar et August Green qui m’a tout de suite séduit. En attendant de découvrir leur premier EP  » Tigre Azul  » qui devrait arriver en 2022, je vous invite à aller voir et écouter leur morceau clipé  » Tal Vez  » que je trouve excellent.

Merci Idris pour ces échanges ! On se donne rdv le 11 juin pour faire écouter ce très bel EP… Et donc au Café Ginette pour le concert dès 21h ! 

Concert aux Augustins – crédit @remysirieix

Les Festivals de l’été 2022 – Partie 1 : Juin – Juillet

La team Opus vous propose une sélection d’événements qui vont rythmer cette 1ère partie de l’été.
Tour d’horizon des festivals à ne pas manquer en Occitanie sur les mois de juin et juillet 2022 ! 


Eclats de Voix – du 13 au 19 juin – Auch (32)
Toutes les voix mènent à Auch ? L’équipe de passionnés derrière ce festival s’est s’est lancé un pari insensé : accueillir les plus belles voix du monde sur la scène de leur théâtre à l’italienne du XVIIIe siècle et les faire résonner sur ce plafond qui représente la Poésie, l’Eloquence, la Musique et la Peinture. Pour fêter ses noces d’argent avec le public, le festival accueille le duo toulousain Cats On Trees et les mélodies pop toujours aussi efficaces de leur nouvel album Alie, les Suédois de The Real Group (élu meilleur groupe vocal a cappella du monde) qui s’illustrent par leur vaste répertoire allant des classiques du chant nordique au jazz en passant par le classique ou encore l’ensemble vocal anglais The King’s Singers (primés plusieurs fois aux Grammy awards). Un programmation à la fois éclectique et accessible.
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Bacchus Festival – 16 au 18 juin – Roussillon (66)
2022 sera la première année pour ce festival 100% épicurien au Parc de Valmy. Chaque soirée sera rythmée en 3 temps : un entrée plat dessert musical où les vins seront forcément aussi au rdv (avec modération évidemment)
Au menu, une prog très grand public, avec le vendredi Grand Corps Malade, Gaetan Roussel et Selah Sue. Samedi, Asaf Avidan IAM et Poupie viendront vous régaler. Et le dimanche le service sera assuré par Les Négresses Vertes, Benabar et Dutronc & Dutronc.
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Quand je pense à Fernande – 22 au 26 juin – Sète (34)
Si on devait donner une palme du meilleur nom de festival, vous savez qui aurait gagné ! C’est au théâtre de la mer à Sète que vous pourrez y participer. Bon et la prog, elle est bandante Fernande ?
La scène francophone est à l’ordre du jour. On vous conseille sans aucune hésitation d’aller y voir La Maison Tellier ou Juliette Armanet. Jane Birkin participe aussi à cette édition, tout comme Gaetan Roussel, Charlelie Couture et Christophe Maé.
Un événement pour défendre la chanson française dans un territoire où la poésie chantée est un fort héritage !
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Arts Scénics – 1 & 2 juillet – Lisle sur Tarn (81)
S’il est bien un endroit où musique rime avec fête c’est sur l’esplanade de Lisle sur Tarn, il faut dire qu’on y est bien, abrité sous les platanes à savourer leur cocktail de musiques alternatives. Des noms qu’on ne présente plus : Java et leur cocktail sex, accordéon et alcool, les explosifs Deluxe, le commanda Fada du Massilia Sound System, les piliers de la scène Ethno Trance Hilight Tribe ou encore Jahneration et leur reggae branché sur leurs racines rock et hip hop.
Une affiche solaire qui risque fort de résonner jusqu’à Toulouse.
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Les Voix Sonneuses – 1 & 2 juillet – Saverdun (09)
2 soirs 2 ambiances pour cette 4e édition des Voix Sonneuses. Un vendredi placé sous le signe des grosses guitares avec le trio féminin punk-garage Madam, les rockfarmers d’Inspector Cluzo ou les régionaux de l’étape : Sidilarsen. Placé sous le signe de la fronde leur dernier album « on va tous crever » est une arme de destruction de fosse massive, des riffs imparables, une rage contagieuse… les batards du dancefloor !  
Heureusement vous pourrez souffler le lendemain au son de Tryo ou du Pied d’la Pompe et là pas de mystère, leur rock folk festif et généreux porté par la voix touchante de Gérome fait toujours mouche.   
Le plus grand des petits festivals ? A vous de juger.
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Bel Air Festival – 1-2-3 juillet – Saint Araille (31)
Au pied des Pyrénées, le Bel Air Festival revient pour 3 jours de fête dans un cadre champêtre idyllique.
À l’origine, c’est l’histoire de trois copains ayant comme volonté commune de sortir les clubs des villes pour les amener à la campagne. Depuis 2016, 2 scènes vibrent aux sons house et techno. Une programmation électro pointue ou on retrouve Dylan Dylan, LB aka LABAT, Olympe4000, Le Motel, Roni, Retromigration ou encore le duo ovni Sociopark dont on vous a beaucoup parlé ici. 
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Festival de Carcassonne – juillet et août – Carcassonne (11)
On ne vous présentera pas l’ensemble des 120 spectacles qu’accueille Carcassonne dans son cadre unique. 10 ans que la programmation se veut éclectique pour divertir touristes et locaux devant les murs de la cité. On vous partage une sélection très subjective des nombreux rdvs, car il y en a pour tous les goûts :  rap et roots (Massilia, Dub In), world (Ben Harper, Fatoumata Diawara, Keziah Jones), chanson (Dutronc père et fils, Julien Doré, Vianey), r’n’b (John Legend), pop (Poupie), rap (Orelsan), electro (Synapson) et rock (Deep Purple) sans oublier la scène régionale (Paranoïd).
Une date nous attire un peu plus que les autres avec la venue de l’immense Jack White qui s’annonce comme l’un des temps forts de cette saison de festivals en région. Pour ne pas bouder notre plaisir, le duo rock Ko Ko Mo ouvrira cette soirée le 12 juillet !
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Convivencia – 2 au 26 juillet – 11 étapes sur 4 départements
Imaginez-vous allongé sur un transat ou en mode dancefloor au bord de l’eau, la lumière du canal scintillante et ces vibrations musicales émanant de la péniche.
Une belle promesse signée de l’équipe du Tourmente qui va cette année encore naviguer sur les canaux du midi depuis Montech jusqu’à Frontignan, 11 escales où vous pourrez découvrir des artistes venus des 4 coins du Monde. Ne manquez pas les sons psychés alliés aux musiques traditionnelles turques de Derya Yildirim & Grup Şimşek à Ramonville. Kutu né de la rencontre du violoniste touche à tout Théo Ceccaldi, avec les voix des deux chanteuses éthio-rock Hewan G/ Wold & Haleluya T/Tsadik, un set tellurique mêlant l’énergie punk à la liberté du jazz qui va secouer le Port de l’Embouchure à Toulouse. 
Aurus, sorte de mirage auditif rappelant la puissance d’un Woodkid, mélange d’anglais et de créole, est un projet hybride où les instruments traditionnels du Maloya fusionnent dans une pop orchestrale. 
Mais aussi les embardées blues folklorique de Monsieur Doumani, la violoncelliste virtuose Ana Carla Maza ou les résonances d’exil de Kyab Yul-Sa.
Dépaysement garanti !
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Pause Guitare – du 6 au 10 juillet – Albi (81)
Année après année, Albi continue d’installer son nom sur la carte nationale des festivals. Si les guitares semblent juste servir de porte-drapeau et ne plus expliquer la prog, la grande scène de Pratgraussals et son ambiance familiale proposent des soirées à thème.
Les amateurs de french pop ont rdv le mercredi soir avec Gaël Faye, Juliette Armanet, Mika et Mathieu Chedid ou le vendredi avec Ayo, Clara Luciani, Julien Doré et Angèle. Changement d’ambiance pour le jeudi 7 avec une soirée rap qui regroupe Lujipeka, Roméo Elvis, Ninho et Orelsan, un des plus beaux plateaux 2022 ! Surprise cette année avec une soirée métal le dimanche où seront présents Gojira ! Le samedi n’est pas oublié, porté par l’arrivée de Polo & Pan ou Meute pour une soirée entrainante.
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Baï Baï – 8 & 9 juillet – Pinsaguel (31)
Entre Garonne et Ariège, la région toulousaine voit éclore au Château des Confluences, cette 1ère édition après l’annulation de ses deux précédentes (à cause de vous savez quoi).
Un évènement convivial, où l’hédonisme sera le maître mot, qui nous a été présenté par son équipe le 19 mai dernier avec une conférence de presse très réussie chez Poison à Toulouse. Oui, on y a bien bu et bien mangé, mais c’est parce qu’aux côtés de la programmation musicale proposée, l’équipe organisatrice met un point d’honneur à l’art du bien-manger et du bien-boire, avec une attention toute particulière apportée aux circuits courts, à l’artisanat local et à l’éco-responsabilité. Une vision singulière et exigeante, qui va de paire avec le cadre exceptionnel qu’offre la réserve naturelle régionale du château qui accueille l’évènement.
Côté musique, la direction artistique (portée par l’ancien programmateur du label Boussole Records) regroupe MYD, producteur confirmé qui s’est illustré au sein de Club Cheval, avant d’être signé chez Ed Banger, Dylan Dylan ,compositrice de musiques électroniques aux influences variées navigue entre house et breakbeat, La Fève, qui incarne la nouvelle vague du rap français, Gents, duo originaire du Danemark qui produit de la synthèse-pop eighties et nonchalante, les toulousains de Baccus Social Club ou encore ceux de Bolides (ex Ruby Cube), mais aussi MS Nina, artiste argentine, figure clé dans la scène musicale urbaine espagnole.
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Jazz à Luz – 13 au 16 juillet – Luz-Saint-Sauveur (65)
On reproche souvent au Jazz d’être une musique trop élististe mais dans les Hautes Pyrénees, on aime les musiques vivantes, celles qui se rencontrent et nous surprennent ! Dans leur laboratoire ils ont imaginé une création entre duo vocal occitan Cocanha et le duo de rock alternatif Sec ou encore cette chimère fusion du trio de saxophones N o Nois e No Réduction et l’organiste italien Giulio Tosti. Et si cette édition est placée sous le signe des musiques improvisées Barcelonaises, ce sera dans leur rubrique « culture de jouvence » que je trouverais mon bonheur avec la venue d’Ausgang qui conjugue l’énergie du rock et du rap autour de la légendaire MC Casey, le trio Portron Portron Lopez avec leur blues psychédélique secoué aux rythmes moyen-orientaux, les 3 divinités de Nout et leurs impros qui naviguent entre métal rock, jazz et noise qui promettent un bel orage ou encore le post punk experimental de Petit Bureau.
Un festival de Jazz d’aujourd’hui curieux et vivant.
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Africajarc – 21 au 24 juillet – Cajarc (46)
Musique, littérature, cinéma, expositions, marché artisanal… Africajarc, plus qu’un festival, c’est une invitation aux cultures africaines.
Côté scène, les 3 jours de voyage vous mèneront au cœur des sound-systems de Dakar avec le guide du moment : Lass. Une voix puissante et un son teinté d’afro et de musique électro qui fait beaucoup parler en ce moment.  Autre monument (le mot est faible) du Sénégal à ne pas manquer : Youssou n Dour de retour aux sources de la musique traditionnelle avec son nouvel album Mbalax. Une autre légende de la musique africaine (venue remplacer Femi Kuti) sera programmée au Théâtre de Verdure le vendredi : Keziah Jones et son style si particulier mélange de blues, de soul et de funk. Le dimanche, je vous conseille d’arriver tôt pour ne pas manquer l’artiste Kenyane Tina Mweni, pleine de classe son univers entre HipHop, Soul, Funk, Jazz et électro devrait vous surprendre. Bon voyage !
Infos et programmation complète ici


Samba Al Pais – 22-23-24 juillet – Saint Antonin Noble Val (82)
Après de nombreuses déconvenues administratives, Samba Al Pais réinvestit un des plus beau village de France : Saint Antonin Noble Val. Implanté sur les rives de l’Aveyron dans un cadre naturel d’une beauté rare, le festival nous prouve une nouvelle fois que les musiques dites du monde sont bien vivantes et surtout ouvertes au mélange. Des artistes occitans, brésiliens, mexicains, colombiens et même du Niger se donnent rendez-vous pour vous faire danser pendant 3 jours.
Pour rythmer le week end, le public pourra découvrir le blues du désert de Bombino mêlant les rythmes traditionnels Berbères avec l’énergie du rock and roll. Le marimba du combo Mexicain Son Rompe Pera qui s’il entretient l’héritage de cet instrument majeur de la musique folklorique sud-américaine y injecte un mélange festif de cumbia punk et de sons urbains. A noter aussi la venue de la prestigieuse compagnie colombienne de batucada : AAINJAA, une des plus puissante de la planète offrant des performances à l’énergie exceptionnelle au public.
Plus qu’un air de samba, ici on s’ouvre aux cultures du monde. 
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Ecaussysteme- 29, 30 & 31 juillet – Gignac(46)
On est des fidèles de l’Ecau, festival à l’ambiance unique tout au nord de l’Occitanie. Durant 3 jours, c’est perdu dans un village d’irréductibles bons-vivants que vous vous rendez pour partager un festival installé dans une prairie.
Trois jours entre world, rock, pop, rap et électro pour cette 20e édition où Ben Harper est LA tête d’affiche sans être l’unique nom qui pourrait vous faire faire 2h de route depuis Toulouse. Orelsan, Angèle,  Feu! Chatterton, Bernard Lavilliers, Ibrahim Maalouf, Suzane, Eddy de Pretty, Vladimir Cauchemar ou encor The Liminanas… On est également très heureux de savoir que les Twin Souls et Slim Paul participent eux aussi à cette belle fête de vie et de musique !
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