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Les groupes toulousains programmés au Weekend des Curiosités

Les 2, 3 et 4 juin, le site du Bikini accueille le festival Le Weekend des Curiosités. A côté des têtes d’affiche Roméo Elvis, Last Train ou Frànçois and The Atlas Mountains, de nombreux talents locaux seront à découvrir sur cette édition 2017 !

Le premier d’entre eux, c’est After Marianne. Autour de la voix de Mathilda, on retrouve 3 musiciens de Kid Wise : Augustin, Théophile et Léo. Ensemble, ils nous offrent une pop rêveuse, planante, aérienne : eux parlent de Dream Pop comme ils nous le disait en interview il y a un peu plus d’un an. Dans cette discussion, ils nous livraient être en train de collaborer avec un « très gros artiste français. » Depuis, leur premier EP,  It’s a Wonderplace to be (over), a vu le jour, levant le voile sur cette collaboration. C’est bel et bien Julien Doré qui répond à Mathilda dans ce featuring Love is Just a Game. Leurs beautés sombres seront à retrouver en live Samedi 3 !  


Ryder The Eagle fait aussi partie de cette édition du festival. Derrière ce biker, on retrouve Adrien Cassignol, batteur des Dodoz, puis de Las Aves devenu chanteur et guitariste. C’est entre une énergie rock et un chant de crooner qu’il place ses morceaux, comme vous pouvez l’entendre avec She’s Already Won My Heart. Un début de chemin en solitaire qui lui réserve un printemps pour le moins animé ! Le 22 mai, il joue à Barcelone au Primavera Als Bars, avant de jouer à La Cigale le lendemain (avec Las Aves) pour conclure une belle tournée qui a commencé en 2016 et l’a fait jouer en France, en Angleterre et en Républic Tchèque…  Cette tournée le ramène à Toulouse le 2 juin sur le Festival du Weekend Des Curiosités qu’il ouvrira !


Le troisième projet local est issu du tremplin du festival. Des 5 finalistes, ce sont les frères de The Strings qui ressortent vainqueur et gagnent leur ticket pour les Curiosités. Leur année est rythmée par la sortie de leur tout premier album, Low Light, qu’on vous présentait en exclusivité sur Opus. Un enregistrement qu’ils ont également sorti en vinyle, ce qui n’est pas pour nous déplaire ! Leur musique ? Un pont entre des sonorités modernes et des influences puisées dans le rock vintage. En concert, The Strings livrent un rock énergique qui laisse un bel espace d’expression aux instruments. On vous invite à venir les écouter le samedi soir !


La « Scène Curiosités », collée à la scène du Bikini, offre une large place à la scène locale. Parmi les groupes à y écouter, on retrouve Ainamaty. Le groupe officie désormais en trio, la voix de Sarah s’appuyant sur les mélodies composées par Emeric et François. Récemment, on a découvert leur tout nouveau morceau avec le clip Madame. Une piste pop, entraînante et entêtante, dans la continuité de ce qu’on apprécie déjà chez eux depuis plusieurs années. Un groupe très spécial pour l’équipe d’Opus puisqu’ils ont été les premiers à jouer sur nos concerts unplugged, les Parenthèses Acoustiques.


Ainamaty jouera le samedi, juste après le duo Mirror, composé de Luc Blanchot (machines ou violoncelle) et Denshu Kozo (machines). Les deux compères officient aussi en live aux côtés des rappeurs Bigflo & Oli. On a découvert le projet en live lors de l’édition 2016 du festival Jardins Synthétiques. Plus récemment, ils étaient sur la scène du Bikini et partageaient l’affiche avec Her et Talisco. Mirror, ce sont des productions électro très modernes et ultra efficaces. On parie que ça vous plaira !

Attention, c’est une grosse découverte rap de cette année ! Kool Skandal sera aussi sur cette scène Curiosités, le samedi soir. C’est sur le tremplin Décrocke le Son qu’on les a découvert cette année. Deux rappeurs, Jimmy Al et Specy Men, âgés respectivement de 15 et 16 ans, déposent leurs textes sur les productions du beatmaker Dr Rumble. Le tout donne un projet très frais et déjà bien ficelé ! Une musique qui vous fera secouer la tête ! On imagine que les garçons sont très heureux de jouer le même soir que Roméo Elvis…


C’est sur un autre concours qu’on a découvert Cathedrale : les Inouïs du Printemps de Bourges. Les garçons étaient finalistes de la région Midi-Pyrénées. Un quatuor toulousain qui annonce un rock énergique et intuitif avec leur premier album : Total Rift. 10 titres qui viennent fouetter vos oreilles et promettent un live transpirant. Mais Cathedrale n’oublie pas d’être mélodieux, comme l’illustre I Don’t Want You To Stay At Home ou Sometimes. Après une tournée en Suisse et en Italie, ils vous donnent rendez-vous le 3 juin au Bikini !


Ce vendredi 3 juin, Cathedrale partagera la « Scène Curiosités » avec Fuzzy Grass. Un rock lourd, gras, qui laisse une grande place à l’improvisation. Fuzzy Grass, c’est un lâcher prise qui vous renvoie à la fougue des années 70 avec des touches psychédéliques distillées ça et là. Un son authentique et spontané qui devrait s’accorder avec la soirée d’ouverture du Weekend des Curiosités qui se veut résolument rock en début de soirée.

Rémy

 

Festival Ecaussysteme : 12 000 festivaliers dans une prairie au nord du Lot !

Nous vous en parlions déjà dans notre article des Festivals à ne pas rater cet été en Occitanie. Fin Juillet, on vous invite grandement à prendre la direction du nord de la Région, à Gignac (46) pour la 15e édition de l’Ecaussyteme. 3 jours où viendront se succéder Manu Chao, Jain, The Offspring ou Deluxe entre autres talents ! On a rencontré Joris, chargé de communication, pour échanger sur cette édition et sur l’évolution du festival. Une rencontre enregistrée par Radio Néo que vous pouvez écouter ici.

Bonjour Joris. Tu fais partie des 4 salariés de l’équipe de l’Ecaussysteme. Cette année c’est déjà la 15ème édition du festival, comment est né l’événement ?

C’est la continuité de la fête du village, par chez nous dans le Lot il y a toujours des fêtes de village et du coup c’est les jeunes qui ont créé un premier concert dans le cadre de la fête votive. Ça a attiré du monde, ça a fait couler de la bière et je pense qu’il y a eu un petit conflit de génération avec les anciens, donc on a préféré créer une asso à part, qui s’appelait «Ecaussesysteme » au départ, et qui est devenu l’Ecausysteme. Le projet est parti de là.

Comment tu l’as vu grandir ce projet ?

Autant que moi en fait, en étant là dès le départ : on attirait 200, 300 personnes… On a réussi a fédérer de plus en plus de bénévoles et le challenge fait que chaque année on essaie de faire venir des artistes un peu plus gros, de structurer le festival. On a pu s’expatrier dans un champ qui est toujours celui qu’on occupe aujourd’hui. Mais ça s’est fait petit à petit, il n’y a jamais eu de folies des grandeurs, chaque année on a évolué patiemment, sereinement…

Pour ceux qui ne connaissent pas le festival, il se déroule dans énorme champ avec une jauge qui peut accueillir jusqu’à 12 000 personnes. Ça implique quoi comme contraintes quand t’es organisateur ?

Ça en implique beaucoup, ne serait-ce déjà pour tout ce qui est accès… Les routes de Gignac c’est des départementales voire communales, donc du coup il y a plusieurs itinéraires. Après il y a des problématiques de camping puisqu’on accueille 3, 4 voir 5 000 campeurs dans un village de 700 habitants. Sur tout ce qui est réseau, tri des déchets, toilettes, douches, c’est quand même des choses importantes nécessaire d’appréhender, d’anticiper… Nous, la force du festival, c’est les bénévoles avec chaque année une équipe de plus en plus large et de plus en plus soudée, c’est ça qui permet au festival d’exister quoi… Sans eux, sans leur dépassement et leur énergie, on en serait un petit peu loin.

15 ans, déjà ! Est-ce que vous imaginiez la première année en 2003, que ça durerait aussi longtemps et que ça prendrait cette ampleur la?

Moi non. Benoît, le créateur je pense qu’il y croyait. De toute façon son rêve c’était d’avoir Manu Chao, on lui disait, « Redescend sur Terre tu n’y arriveras jamais c’est pas possible » et lui je pense qu’il y croyait. Et puis on y a cru de plus en plus parce que c’est lié a une asso qui mélange les générations et chacun a apporté sa pierre a l’édifice, ses compétences. On a toujours pris en exemple un petit peu les Vieilles Charrues : c’est une ville de 5 000 habitants mais qui attire aujourd’hui 300 000 personnes, on s’est dit que le ratio était peut être similaire, même si on ne sera jamais aussi gros qu’eux.

 

Quelle est la ligne de programmation artistique du Festival, comment est-ce que vous choisissez les projets qui viennent jouer année après années ?

On essaie d’être éclectique dans la programmation, ça a été au tout départ un festival plutôt reggae. Et puis on a essayé de s’ouvrir, sur de la chanson et puis aujourd’hui sur l’électro : c’est la musique sur laquelle on ne peut pas passer. Alors ça ne plait pas à tout le monde dans l’asso hein, mais on essaie vraiment d’ouvrir le spectre de la programmation.

Ce qu’on s’interdit c’est de verser dans le populaire, de trop verser dans le populaire… Donc tout ce qu’on entend en boucle à la radio ou à la télé, on ne veut pas trop y aller, on pense qu’il y a suffisamment de groupes de qualité et du coup c’est pas forcément notre philosophie donc pour l’instant on reste sur des groupes un peu alternatifs quoi. Quand on présente la programmation à notre conseil d’administration, qui va de 16 an à 70 ans, parfois les noms… The Bloody Beetroots par exemple cette année ça n’a pas fait sauter tout le monde au premier coup. (rires)

Tu peux nous expliquer comment ça se passe avec ce CA pour définir la programmation ?

Il y a des commissions de travail, une commission logistique, une commission programmation, une commission communication, qui sont au quotidien animées par nous, salariés. On fait des réunions avec des administrateurs et toutes les décisions qui engagent le budget, principalement ou des choses un petit peu importantes doivent être votées par le CA. Ce CA se réunit une fois par moi, tous les projets qui ont été travaillés par les commissions sont validés par le conseil d’administration.

Pour revenir à la programmation, vous regardez ce que font les autres festivals ?

On observe beaucoup ce que font les autres, nous on est quand même dans la catégorie des moyens festivals, on est loin des Vieilles Charrues, des Eurockéennes ou peut être de Pause Guitare dans le secteur, on essaie de voir ce qu’ils font… Alors nous on n’a pas les moyens de s’offrir deux ou trois têtes d’affiches comme eux…

Même si cette année encore il y a des gros noms !

Oui mais en terme de budget on ne peut pas aller beaucoup plus loin… On observe ce que font les plus petits festivals en terme de découvertes ou de groupes montants, et après on essaie de proposer notre programmation, de pas copier ce qui se fait un peu partout, mais on observe vraiment ce que fait tout le monde. On reçoit des roosters avec les groupes qui tournent et on essaie de composer comme ça. C’est pas évident, il y a des contraintes de cachets, de timing, de booking, d’agenda, de disponibilités, c’est jamais très très simple mais chaque année on arrive à sortir quelque chose de cohérent, en tous cas à notre image.

Tu l’as évoqué tout à l’heure, il y a deux ans vous avez réalisé l’un des rêves initiaux de Benoît ,le fondateur du festival, de faire venir Manu Chao. Et il revient cette année ! C’est un des plus beaux souvenir du festival cette date en 2015 ?

Clairement ouais, si on doit demander au gens, aux festivaliers ce qu’ils retiennent, Manu Chao ça doit revenir quasiment tout le temps en un quoi ! Quasiment 2h30 de spectacle, une énergie folle, c’était super ! La personne était en plus hyper accessible, les bénévoles ont pu monter sur les côtés de la scène et ça c’est génial, les partenaires ont pu s’approcher au plus près… On est très content de le refaire venir cette année, on pensait pas qu’il revienne aussi vite, et quand l’opportunité s’est présentée début janvier, on a dit bah on y va quoi.

 

Il y a un autre groupe qui revient cette année, c’est Deluxe, ils sont venus il y a 3 ans si je me trompe pas. c’était un concert assez fou, avec une énorme panne de courant pendant le concert ! Ces groupes qui reviennent c’est la preuve quand même qu’ils sont bien reçus et qu’il se passe quelque chose dans le nord du Lot…

Bah là pareil c’est une opportunité qui s’est présentée puisqu’ils tournent cette année… Quand ils étaient venus en 2014, moi je les connaissais pas du tout, je ne sais plus qui avait trouvé le plan, c’était vraiment un groupe émergent, ils avaient rencontré Mathieu Chedid cette soirée-là.

Depuis ils font d’ailleurs pas mal de choses ensemble !

Ouais alors je sais pas si ça part de Gignac mais nous on veut le croire en tous cas (rires). Cette soirée-là, ils ont passé pas mal de temps ensemble, et du coup ils se sont plus, et nous ont s’est dit quand ils refont une tournée française, à l’été, on les reprends, c’est un groupe qui cartonne en plus…

Cette année, on a aussi une belle surprise avec un groupe qu’on n’imaginait JAMAIS voir à Gignac, c’est The Offspring, on imagine que dans l’asso il y en a plein qui devaient écouter ça en étant ado ou jeune adulte…

Ca faisait partie des groupes qu’on avait listé, qui parlaient quand même à pas mal de monde. L’an dernier on avait fait Iggy Pop, qui restait du punk rock mais des années 70, là c’est les années 90, quand on a su qu’ils tournaient ça s’est fait assez vite, à l’unanimité au niveau du CA, ça a été OUI direct !

L’Ecausssysteme est aussi capable de faire venir des talents comme Jain qui est demandée un peu partout en ce moment. Vous accueillez aussi Wax Tailor, Matmatah, Keny Arkana, le Collectif Motivés… On peut dire que vous êtes devenus une référence nationale?

Nationale, je n’irai pas jusque là, je pense qu’on fait partie des festivals qui aujourd’hui sont connus et reconnus dans le milieu et la profession mais on reste un petit, on ne veut pas s’enflammer. On est content de pouvoir faire venir des groupes comme ça. Avant il fallait toujours expliquer, le projet, où c’était situé, souvent on nous confond avec Gignac dans l’Hérault, maintenant je pense que les groupes ont compris que c’était Gignac dans le nord du Lot !

D’ailleurs c’est écrit partout maintenant, Gignac en Quercy !

Ouais on le met partout mais ça empêche pas les gens de se tromper, je pense qu’ils voient débarquer là-bas des festivaliers qui ont pas compris… On a des demandes de remboursement chaque semaine !

Je pense que maintenant le festival est bien identifié, le projet, la philosophie, ce qu’on est capable de faire… La jauge est quand même intéressante, c’est pas rien de jouer devant 12 000 personnes ! C’est un amphithéâtre en plus naturel, une prairie qui est super sympa au niveau de l’acoustique, et puis de la qualité visuel pour le festivalier ! Le festival plait, et on espère que ça durera longtemps…

On parle la de têtes d’affiches, mais j’aimerais qu’on s’attarde sur une autre partie de la programmation de l’Ecau et qu’on parle du tremplin « les détours de l’Ecaussysteme » : tu peux nous présenter le principe ?

Alors ça doit remonter peut être à 10 ans maintenant, à l’époque c’était un tremplin qui était ouvert, donc venait des groupes locaux, très très locaux, qui jouaient sur la place du village, il y avait une petite sélection qui était faite. Et puis en fait, on est énormément sollicité par des jeunes groupes, des groupes émergents qui veulent jouer sur la scène du festival, on a donc créé un dispositif qui s’appelle les Détours.

C’est un tremplin, qui est animé par une commission, toujours pareil, ils sont une douzaine avec notamment pas mal de jeunes pour essayer d’impliquer les jeunes ados, on leur réserve des places dans cette commission. Cette année on a 173 candidatures, c’est dingue, et ça vient de la France entière ! La commission écoute les 173 groupes, se réunit et retient 3 groupes cette année. qui s’affronteront sur une finale : à l’issue de cette soirée on choisira les 2 groupes qui joueront le vendredi et le dimanche.

Il y a une autre partie de la programmation, c’est la scène off, qui se passe au village, à une 100aine de mètres de la scène, pareil cette scène vous la programmez comment?

Elle est justement issue des Détours. Donc les détours ceux qui font la finale, ce sont les 3 premiers. A partir de la 4eme place, ils peuvent prétendre à jouer sur la scène off.

J’ai découvert aussi cette année un nouveau dispositif, les Ecaussystematiques, des rendez vous culturels sur toute l’année. Ce dispositif m’a fait pensé a Jazz In Marciac, un festival perdu qui a amené la culture dans un coin paumé de la France et qui depuis à développé une salle,une école de jazz… C’est aussi une source d’inspiration Marciac qui est aussi un voisin occitan?

Pas directement mais en tous cas nous c’est une volonté de localement faire vivre le territoire, parce qu’il ne se passe quand même pas grand grand chose, à l’année au coeur de l’hiver. Notre idée c’était d’apporter des manifestations en milieu rural, sur Gignac et sur les alentours. On essaie de s’associer à d’autres collectivités, d’autres asso, de mutualiser pas mal de choses et de faire des animations sur le patrimoine, sur l’histoire, sur l’écologie évidemment, sur les droits de l’homme, faire de la photo, faire du théâtre, des concerts dans les Grottes de la Cave. On essaie chaque mois d’avoir une petite manifestation, qui fait vivre l’Ecaussysteme et qui nous permet d’attirer d’autres publics, c’est souvent gratuit, ça permet de toucher d’autres personnes qui peuvent pas forcément venir au festival.

L’Ecaussysteme c’est aussi une superbe ambiance avec des festivaliers qui vantent années après années l’une des plus belles ambiances de camping !

Clairement ! Le camping est gratuit, il est ouvert aux détenteurs de billet, les gens sont vraiment en liberté. C’est surveillé mais il n’y a pas de réglementation particulière, on ne demande pas aux gens de couper la musique… C’est trois jours de fête clairement ! Le but c’est vraiment de passer trois jours dans l’esprit un peu fête de village ou feria.

C’est une phrase qu’on entend souvent mais ce festival il n’existerait pas sans une armée de bénévoles, tu en parlais tout à l’heure, combien sont-ils a peu près chaque année?

L’objectif cette année c’est 450 ! Je pense que le noyau dur, celui qui bosse à l’année, il vient vraiment du village. Sinon ça vient d’un peu partout, c’est souvent des copains, des gens de la famille, des copains de copains… On devrait avoir des statistiques sur les origines géographiques, mais je pense que ça vient un peu de toute la France, comme notre public !

Toi en tant qu’organisateur ou public, c’est quoi ton plus beau souvenir sur le festival? Tu n’as pas le droit de dire Manu Chao…

Merde (rires). Non je pense qu’il y avait un concert qui nous avait bien marqué c’était I AM. La jauge était pas folle, je crois qu’il y avait 3 000 personnes, mais en termes de sons et d’énergie ça avait été un super truc quoi. Après je suis fan de Mathieu Chedid, mais je me rappelle vraiment du concert d’I AM qui était pas mal…

Et pour finir, il y a des groupes que vous rêvez de faire venir? Je rêve d’un Ben Harper ou d’un John Butler à Gignac !

Les deux que tu cites c’est jouable… Butler plus que Ben Harper je pense, mais ouais John Butler ça fait partie des groupes qui ont été cochés. Ben Harper aussi, à voir… Je ne peux pas vraiment te dire, on rêve de faire venir tout le monde, des Muse, mais bon après il y a une réalité qu’on ne peut pas atteindre. Chaque année on essaie de trouver une star entre guillemets qui nous va bien !

Merci Joris, on rappelle à tout le monde que les dates c’est le 28, 29 et 30 juillet, à Gignac, dans le Lot, n’allez pas en Hérault. On se donne rendez vous là-bas pour la 15ème édition, nous on y sera !

Merci Opus et Néo !

Rémy

Les festivals à ne pas rater cet été !

L’été arrive à grands pas. La saison estivale est toujours synonyme de festivals pour les amateurs de musique(s) ! Zoom sur les dates qu’Opus vous propose de noter sur vos calendriers, de juin à août 2017, en Occitanie. 

Le Weekend des Curiosités lance les hostilités !
(2, 3, 4 juin)

Depuis l’an dernier, le Weekend des Curiosités a retrouvé sa soif de découvertes et son envie de mélanger les esthétiques modernes. Ce weekend vient tous les ans clôturer une saison de « Curiosités », vous savez, ces rendez-vous des talents de demain que nous fixe la mythique salle de Toulouse (enfin de Ramonville) à petit prix.

Les petits prix, c’est aussi l’axe du festival du Bikini et de Bleu Citron avec un pass deux jours à 20 euros tout rond ! Et la programmation de cette édition 2017 est pour le moins alléchante… Le bordelais Frànçois & The Atlas Mountains viendra ainsi nous présenter son tout nouvel album, Solide Mirage. Un autre artiste viendra aussi nous dévoiler son dernier opus, il s’agira du rappeur belge Roméo Elvis qui s’installe sérieusement dans la scène du rap francophone et a touché le grand public avec son Bruxelles Arrive en feat avec son compatriote Caballero. Troisième nom qu’on vous invite à venir voir en live, The Pirouettes et leur musique pop électro rétrofuturiste. Les amateurs de rock seront quand à eux très certainement bluffés par le concert de Last Train qu’on a hâte de voir en  live !
Le Weekend des Curios accorde aussi une très belle place à la scène toulousaine, avec After Marianne, Ryder The Eagle et le futur vainqueur du tremplin encore en cours de sélection… Le rendez-vous parfait pour se lancer dans une saison de festivités musicales.

Remy

Festival This Is Not A Love Song, rendez-vous en terre indie !
(9, 10, 11 juin)

A l’autre bout de l’Occitanie, à l’extrême Est, on vous invite à poursuivre un début de saison rythmé ! Une semaine après le Weekend des Curiosités, direction Nîmes et La Paloma, cette SMAC sortie du sol en 2012.

Depuis l’année 2013, le Festival This Is Not A Love Song, TINALS pour les intimes, s’inscrit comme la référence indie nationale en à peine 5 ans. C’est dire l’ampleur que prend le rendez-vous… Ce sont cette année encore plus de 40 groupes qui viendront gratter leurs cordes dans le Gard. De Moderat à Andy Shauf en passant par Jake Bugg ou encore Thee Oh Sees… Dans la liste exhaustive de tous ces projets, il y en a deux qu’on aimerait mettre en avant ici. Le premier d’entre eux est Oceanic Memory. Ce jeune groupe originaire de Montpellier fera office de local de la prog, eux qui ont gagné Décroche le Son 2016 à Toulouse et qu’Opus a invité pour ses deuxièmes Parenthèses Acoustiques vient de sortir son premier EP,  The Original Seed. L’autre projet s’appelle Equipe de Foot. Les voisins bordelais, finalistes du Ricard SA Live, vont traverser l’Occitanie pour aller jouer leur rock très énergique qu’on avait découvert avec une joie non dissimulée en première partie d’Odezenne au Bikini.

Alors si la musique indie et le rock attirent vos oreilles, prenez le cap direction Nîmes et TINALS, la Paloma vous attend.

Remy

 

Le Festival des Voix, des Lieux, des Mondes : Culture et patrimoine.
(15 au 25 juin)

Déjà la 21 ème édition pour ce festival unique, un des derniers a prendre place au cœur de la ville. Un évènement qui se singularise par cette propension à mêler culture et patrimoine en proposant au public des concerts atypiques dans un décor somptueux au cœur de l’an Roman. L’occasion unique de découvrir Imany sur la scène du site mythique du cloitre de Moissac, la diva à la joie communicative Calypso Rose, les virtuoses de la musique irlandaise Doolin’ ou encore Luc Arbogast et ses inspirations médiévales.

A Moissac, on a pas peur de défier les frontières des sons et des coutumes, de mêler les couleurs des musiques et des traditions. Outre sa très belle programmation, ce sont la singularité et le charme des lieux qui font qu’on retournera sur les bords de la Garonne avec beaucoup de plaisir encore cette année.

Julien

 

Les Siestes Electroniques : Voyage musical et numérique.
(29 juin au 2 juillet)

Tous les ans, « les Siestes » nous embarquent dans un voyage des cultures émergentes. N’attendez plus de n’y retrouver que de la musique électronique, la programmation se veut éclectique, mais surtout à la croisée des chemins et des genres. Si l’art doit être un pont émotionnel et culturel, alors les Siestes en sont un des piliers. L’asso s’exporte aujourd’hui dans le monde, mais elle revient tous les ans, avec entêtement, nous apporter son lot de nouveautés à Toulouse.

On vous donne donc rendez-vous au Jardin Compans-Caffarelli pendant 4 jours, et gratuitement, pour venir ouvrir vos oreilles, vos yeux et vos chakras. Et puis niveau programmation on affichera notre attente non dissimulée pour Huerco S.Princess Nokia et Gum Takes Tooth ! Sinon, tous les artistes sont à découvrir directement sur le site des siestes !

Thomas

 

Le Bel’Air Festival au grand air !
(21, 22, 23 juillet)

Grâce au soutien reçu sur les 2 précédentes éditions, l’association Bel’Air Open Air agrandit son format et propose 3 jours de musiques électroniques, de fooding local, d’ateliers et d’animations sous le soleil du Sud-Ouest.

Le calme des champs vs. la folie nocturne, voilà le point d’orgue de cet évènement qui se déroulera à Saint-Araille, à 40 mn de Toulouse. Au line up on retrouvera de la house, du downtempo, de l’afrobeat, de la lo-fi, de la techno, du hip-hop, du live, des DJ set, des scènes Jam & Open Mic. Divers artistes de collectifs toulousains sont évidemment programmés dont Standard et Synge dont on vous a déjà parlé.

Les pass 3 jours sont d’ores et déjà en prévente : http://bit.ly/belairtickets1

« Le rêve de la vie champêtre a été de tous temps l’idéal des villes et même celui des cours. » Georges Sand.

Vanessa

Samba Al País, sous les tropiques des Gorges de l’Aveyron
(21, 22, 23 juillet)

Pour sa 10ème édition, Samba Al País change de ville et passe de Montricoux à Saint Antonin Noble Val (toujours dans le Tarn-et-Garonne) pour un festival des plus conviviaux. Les 21, 22 et 23 juillet : concerts, batucadas, ateliers de pratiques instrumentales, initiation aux danses, boeufs et afters improvisés enchanteront les festivaliers.

Sur la scène des musiques occitanes, brésiliennes et tropicales on retrouvera la chanteuse argentine La Yegros et sa folktronic, Jaojoby dit « le roi du Salegy de Madagascar », Los Wembler’s les pionniers de la cumbia amazonienne et de la chicha péruvienne, La Mal Coiffée et sa polyphonie occitane ou encore Houba et sa batucada rock dont on vous a parlé récemment sur Opus.

Vanessa

L’Ecaussysteme confirme son nouveau statut !
(28, 29, 30 juillet)

C’est un festival perdu en pleine nature, tout au nord de notre grande Occitanie, à Gignac (46). 2017 marque la 15e édition de l’Ecaussysteme qui, année après année, confirme sa place dans le paysage des meilleurs festivals français.

Cette année, 2 projets déjà passés par l’Ecau feront leur retour. Le plus attendu d’entre eux est celui de Manu Chao, de retour avec La Ventura seulement 2 ans après son premier passage. Pour la petite histoire, le rêve initial de l’équipe du festival était un jour de le faire venir… Toujours viser la lune comme on dit ! L’autre retour à noter est celui des moustachus de Deluxe, 3 ans après un show mémorable dans la prairie lotoise de cet événement éco-citoyen. Le reste de la programmation n’a pas à rougir : les rockeurs The Offsprings et les bretons de Matmatah croiseront les mix de Wax Tailor, les textes de Motivés et d’Un Air Deux Familles (Les Ogres de Barback et Les Hurlements d’Léo) et la très demandée Jain.

Ajoutez à ça une scène off en journée et l’une des meilleures ambiances camping de l’hexagone… On vous le dit, L’Ecaussysteme est entrain de devenir l’un des plus grands rendez-vous du Sud-Ouest !

Remy