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Les Studios du Caillou : « Eviter de faire 30 km pour répéter au Nord de Toulouse »

Un nouveau studio a ouvert ses portes au Nord de Toulouse : Les Studios du Caillou ! Son créateur, Sébastien nous raconte comment est né le projet et vous le décrit dans cette interview !

Bonjour Sébastien ! Tu es le créateur des Studios du Caillou. Tu peux nous expliquer comment est né le lieu ?

Bonjour, l’idée des studios a commencé à germer il y a environ 10 ans quand je me suis demandé s’il n’y avait pas une autre solution que de devoir parcourir près de 30km pour aller répéter à Toulouse tous les jeudis soirs. Durant ces 10 années j’ai eu l’occasion de côtoyer beaucoup de personnes dans la même situation, au travers des réseaux de musiciens que je fréquentais. L’envie de créer un lieu convivial, confortable, accessible, près de chez moi s’est alors transformée en projet très sérieux mais aussi compliqué à construire …

Tu es toi-même musicien, est-ce que ce lieu tu l’as imaginé en fonction de contraintes que tu avais pour répéter ?

Oui, enfin un tout petit peu musicien … je suis plus technicien, de part mes formations, j’apprécie énormément de mettre en place un groupe pour un concert, ou pour une répétition ou un enregistrement. Ce qui me plait c’est de proposer un service aux petits oignons pour mettre les musiciens dans les meilleures conditions. Déjà le fait d’avoir un lieu proche de chez soi c’est un gros plus car aujourd’hui tous les studios sont concentrés sur Toulouse, même sur Montauban il n’y a rien actuellement !! Donc en étant tout juste entre ces 2 grosses villes, mon petit village de Castelnau d’Estrètefonds était parfaitement situé, avec un accès à l’autoroute A62 à 2 mn des studios. Mais il fallait aussi que ce soit confortable, les studios sont équipés d’une VMC double flux industrielle qui assure un renouvellement complet de l’air dans chaque box en moins de 15mn.
Il y a aussi eu un gros effort sur l’acoustique, avec la technique dite de la boite dans le boite qui assure une très grande isolation entre les box, histoire de ne pas être dérangés par les excités d’à côté 😉 et puis un traitement acoustique avec des panneaux de chez GIK Acoustic, qui m’a proposé une solution esthétique et efficace. Les box sont également équipés de clim. réversibles, et d’un backline complet, polyvalent et de qualité, et petit plus, j’ai également souhaité équiper les studios de ‘sonomètres pédagogiques’ pour sensibiliser les musiciens aux nuisances sonores.

 

Ce manque de structures, il est uniquement toulousain ou c’est une problématique nationale ? 

Je me suis basé sur plusieurs études nationales qui montrent que globalement les lieux de répétition adaptés sont insuffisants en France. Pour ce qui est de Toulouse même, je pense que nous sommes plutôt bien lotis, mais comme expliqué précédemment, si tu habites un peu à l’extérieur de la métropole, tu es bon pour parcourir 20 ou 30km minimum pour exercer ta passion des de bonnes conditions … sauf si tu es entre Toulouse et Montauban 🙂

Tu peux nous dire où se situe Les Studios du Caillou ? Et nous expliquer ce nom ?

Les studios sont situés dans la zone industrielle Eurocentre, à Castelnau d’estrètefonds (31620), sortie 10.1 de l’autoroute A62. Le Caillou était mon surnom lorsque je faisais du hand ball, lié à ma capacité à ne jamais rien lâcher sur le terrain, et à mon caractère et mon jeu un peu ‘rugueux’ … au vu des difficultés rencontrées pour mener à bien ce projet (local adapté, artisans compétents, partenaires financiers …) seule une tête de caillou pouvait être suffisamment obstinée pour ne pas baisser les bras !

3 box de 25m2 qui ont la même configuration matérielle

Concrètement, combien de box à disposition ? On peut réserver 24/24 et 7/7 ? 

Il y a 3 box de 25m2 qui ont la même configuration matérielle, juste le box 3 est équipé de sol vinyle alors que les 2 autres ont de la moquette. L’idée est de proposer une acoustique différente selon les attentes différentes des groupes et leurs styles. L’accès aux box se fait H24 et 7/7 de manière autonome (vous disposez d’un code valide uniquement aux heures et studios que vous avez réservés)

Pour les réservations, une grosse partie peut se faire directement sur internet via le site de Quickstudio, pour certains forfaits et certains horaires (notamment la nuit) il faut me contacter 24H à l’avance pour que je fasse le nécessaire. Dans tous les cas une étape préalable est l’acceptation des Conditions Générales de Location, histoire que les responsabilités de chacun soient bien établies et que tout le monde prenne bien conscience que c’est un lieu partagé, en libre accès, et qu’il faut donc un minimum de rigueur et de bienveillance pour tout le monde y trouve son compte à toute heure.

Les musiciens ont-ils la possibilité d’enregistrer aussi ?

A l’intérieur de chaque box il est bien entendu possible de s’enregistrer de manière ‘autonome’ par vos propres moyens … mais les 3 box sont également équipés de câbles multipaires 32/8, reliés à la régie. Il y a donc la possibilité de faire des enregistrements de qualité en ayant chaque musicien dans un box, là encore diverses formules permettent de louer l’ensemble des box et la régie à la journée. Pour le moment la régie n’est pas totalement équipée, il y a juste mon matos. personnel qui me permet déjà de faire quelques bricoles pour des maquettes par exemple. Pour les groupes qui veulent vraiment faire un enregistrement au top pour un album par exemple, il faut venir avec son ingénieur son et son matos. C’est une partie que je compte développer petit à petit, mais pour le moment je me suis essentiellement concentré sur la partie répétition.

Est-ce que la période actuelle a un impact sur ta structure ?

(Soupirs) Clairement c’est la cata quoi… J’ai ouvert officiellement les studios le 3 octobre (après plus de 4 mois de lourds travaux) et depuis on va de confinement en couvre-feu, en passant par une fermeture administrative de 6 semaines… bref c’est vraiment une période très compliquée. En plus, tous les lieux où les musiciens pouvaient habituellement se produire (cafés, restaurants, salles de concerts, festivals …) sont toujours fermés et donc énormément de groupes ont mis leur activité musicale en pause, dans le meilleur des cas… J’espère que la vrai vie va pouvoir reprendre son cours très rapidement et que la musique enfin va retrouver toute sa place dans nos vies, que les studios se remplissent et que ce soit un vrai casse tête pour caser tout le monde !

 

Depuis que tu gères ces studios, est-ce que tu as rencontré des projets musicaux que tu aimerais nous faire découvrir ?

C’est aussi une des grosses satisfactions de ce projet : beaucoup de rencontres sur des projets musicaux totalement différents, la possibilité encore une fois de rendre service par la mise en relation de différents acteurs que je côtoie (écoles de musiques, lieux de formation, lieux de résidence, musiciens, arrangeurs, ingénieurs son ….) Je me suis occupé de la programmation de la fête de la musique avec la mairie de Castelnau pendant plusieurs années, j’ai pour projet de mettre en place un espèce de ‘tremplin’ pour proposer des groupes locaux à la mairie et leur permettre ainsi de se faire connaitre sur une belle scène. D’ailleurs si vous ne connaissez pas le théâtre de verdure du parc du terroir à Castelnau, je vous conseille vivement de réserver votre week-end pour la fête de la musique, on a un lieu fabuleux… Demandez aux groupes qui sont déjà venus, ils sont unanimes !!

Il manque quoi aujourd’hui pour que ton projet ressemble à ce que tu as rêvé ? 

Inventer la machine à remonter le temps pour éliminer ce pangolin avant qu’il ne foute cette pagaille planétaire ? Non plus sérieusement, il faut que la vie reprenne son cours, que les concerts et le moments de convivialité reprennent leur place et que de nombreux groupes viennent répéter au studios du caillou pour faire vivre ce lieu totalement dédié à la pratique de la musique dans les meilleures conditions ! Surtout qu’il y a aussi un espace de convivialité pour boire un coup tranquillement et partager autour de notre passion … mais cet espace ne sera accessible qu’une fois les conditions sanitaires allégées, voire supprimées …

Mon festival idéal, je dirais qu’il existe déjà, tout près de chez moi, c’est Wassa’n Africa à Launac !

Et pour finir, question rituelle chez Opus : si tu imagines ton festival idéal, il se passe où, comment, et tu fais jouer qui ?

Mon festival idéal, je dirais qu’il existe déjà, tout près de chez moi, c’est Wassa’n Africa à Launac ! Festival gratuit, dans un cadre fabuleux (grand parc aux arbres centaines, parking et camping gratuit…), à dimension humaine et familiale, avec une programmation que j’aime beaucoup (Afrique) sous le thème de l’ouverture aux autres, la rencontre et le partage… avec des concerts, des spectacles, des stages, un marché artisanal, des restaurateurs traditionnels… Alors certes c’est une réponse un peu facile, mais vraiment, venez découvrir Wassa’n Africa, vous ne serez pas déçus !

Merci Sébastien, bravo pour ce joli projet et à très bientôt 

Site : https://www.lesstudiosducaillou.com/
Facebook : https://www.facebook.com/Les-Studios-Du-Caillou-100851781644667/
Instagram : https://www.instagram.com/lesstudiosducaillou/

 

Interview réalisée par Rémy

Les iNOUïS du Printemps de Bourges : « Nous parlons de dispositif d’accompagnement ici plus que de tremplin ! »

Ca y est, la liste des finalistes Les iNOUïS du Printemps de Bourges en Occitanie Ouest (entendez par là ex Midi-Py) a été dévoilée ! 8 talents composent cette sélection riche en couleurs musicales, représentative de notre talentueuse scène locale. On a posé quelques questions à Yann Dabiz, coordinateur de ce dispositif d’accompagnement où l’on fait chaque année de jolies découvertes en musiques actuelles !

Bonjour Yann ! Tu représentes l’antenne Occitanie Ouest  pour le dispositif de repérage des Inouïs du Printemps de Bourges. Quel est ton rôle concrètement

Mon rôle est d’écouter de la musique faite par des artistes d’Occitanie, de les voir en concert ou en festival (souvenez-vous!), de lire la presse locale, de passer du temps sur l’internet, de parler avec les collègues, confrères, ami-e-s des musiques actuelles pour savoir ce qui émerge comme talent partout dans la région.

Comment se sont déroulées les candidatures 2021 ? Combien de groupes ont été écoutés ? 

Presque 200, la phase d’inscription a démarré calmement comme partout ailleurs en France. Finalement nous avons quasiment écouté le même nombre de projets qu’en 2020. C’est tant mieux, ça signifie qu’il y’a encore des gens qui créent, qui croient, qui ont envie de mettre leur énergie dans ce secteur pas très porteur actuellement.

Comment est créé le jury, qui en sont les membres ? 

Le jury est paritaire et composé de membres érudits et curieux qui représentent les différents métiers de la musique: programmateur-trice, chargé-e d’accompagnement, tourneur-euse, artistes, journaliste, disquaire. Le jury doit représenter des sensibilités musicales diverses et variées, tous styles à l’exception du classique et du jazz, ça laisse un large spectre.

Je fais attention à renouveler partiellement chaque année le jury (n’en déplaise à certains) afin qu’on ne nous confonde pas avec le Sénat !

Votre curiosité est importante et c’est la meilleure manière de les soutenir en attendant de pouvoir les retrouver sur scène…

8 groupes sont retenus en audition régionale, peux-tu nous les présenter ? 

Je déteste présenter les groupes, je peux juste dire qu’ils ont tous beaucoup de talent (dans des esthétiques variées) et des actualités récentes : clips, albums, EP, lives streamés, tournées en attente. Voici donc par ordre alphabétique ceux que vous écouterez aujourd’hui, demain et les jours d’après :

Edredon Sensible, Heeka, JOYE, Kévin Colin et les Crazy Antonins, Lombre, Prattseul, Sociopark, Yeahman.
Votre curiosité est importante et c’est la meilleure manière de les soutenir en attendant de pouvoir les retrouver sur scène…

Une fois ces 8 projets désignés, quel a été votre rôle ? 

Ensuite il a fallu contacter ces jeunes, les rencontrer, échanger avec eux sur leurs besoins, leurs envies, leurs appréhensions. Depuis l’annonce, tous les groupes s’affairent dans les salles de la région en résidence:  le Metronum, Lo Bolegason, Le Club, l’Espace Roguet, le Cri’art, le Bijou, le Phare, le Taquin, les accueillent afin qu’ils préparent au mieux les auditions prévues début mars.

Une fois ces auditions finalisées, ton rôle s’arrête ?

Absolument pas, une fois cette phase terminée dans toute la France, les antennes régionales et les conseillers artistiques se réunissent en conclave à Paris. Nous avons 2 semaines afin de déterminer quels projets, parmi les 132 retenus en France, iront dans le Berry, jouer sur le festival du Printemps de Bourges. Là-bas, ils pourront présenter leur projet sur scène au public et professionnels présents. Un stage de formation leur est également proposé afin de les préparer à la suite…

Un conseil à donner à un groupe qui se lance et qui postule à un tremplin ? 

Nous parlons de dispositif d’accompagnement ici plus que de tremplin ! Le conseil : ne crois pas qu’il est trop tôt, que ton style va déplaire, que c’est pour les pistonnés, ne te cherche pas d’excuses pour ne pas postuler, applique toi et vas-y. Quel meilleur argument pour les indécis que le palmarès éclectique des dernières années dans la région: Slift (Inouïs 2019) fait du rock psyché sans concession et avait déjà sillonné pas mal de villes d’Europe avant de pointer une tête aux Inouïs, Oordaya jeune artiste RnB (Inouïs 2020) a fait sa première scène lors des auditions en janvier dernier.

Quels sont pour toi les exemples de groupe révélés par le dispositif ?

Les Inouïs viennent la plupart du temps confirmer des projets déjà identifiés. La question n’est pas facile du coup j’ai fait une liste subjective courant sur les 20 dernières années, ça nous rajeunit pas: Ez3kiel, JAck The Ripper, Gojira, Nosfell, Soldout, Guns of Brixton, Cocoon, Chapelier Fou, François & The Atlas Mountains, Christine, JC Satan, Thylacine, Feu Chatterton!, Theo Lawrence, Lysistrata, San Salvador.

Merci Yann et on espère que ces auditions se tiendront !

Merci Rémy, vous êtes super chez Opus, continuez longtemps encore à faire ce que vous faites !

Interview par Rémy

Nuance Records : « l’enregistrement nomade et les conditions insolites, un petit défi que j’aime bien »

Depuis septembre 2020, Opus a réactivé les « Opus Sessions », format qui nous permet de valoriser chaque mois un projet musical dans une vidéo plan-séquence tournée dans un lieu toulousain. Un format pour lequel nous comptons le soutien bénévole de 2 structures : Bibam Prod à l’image et Nuance Records au son. Nous avons posé quelque questions à Jérémy, créateur de Nuance Records pour en connaître un peu plus sur son activité… 

Bonjour Jérémy. Tu es l’homme de l’ombre derrière Nuance Records. Est-ce que tu peux nous rappeler ce que fait Nuance ?

Bonjour ! A travers Nuance je fais plusieurs choses. D’abord il y a le studio, j’ai développé un studio d’enregistrement nomade dans l’idée d’ouvrir l’enregistrement vers le monde extérieur et proposer un cadre créatif et professionnel aux musiciens.
D’autre part, Nuance Records est aussi un label à travers lequel je produis plusieurs projets, il y a notamment Renarde avec qui on s’apprête à sortir début 2021 un premier EP, mais également le projet From Play to Rec qui croise série documentaire et événements musicaux.

Je t’ai rencontré il y a de nombreuses années… Avec Sozinho ! Tu as fait tes armes avec eux ?

Sozinho fait en effet partie des premières structures avec lesquelles j’ai commencé à mettre un pied dans le monde de l’événementiel à Toulouse !

Chaque mois, Nuance Records s’associe bénévolement à Opus pour nos sessions acoustiques. Qu’est-ce qui te motive à donner de ton temps et de ton expertise à ce projet ?

Je trouve ça chouette de valoriser les artistes locaux, leur offrir un objet de communication pour qu’ils puissent continuer d’exister, surtout en ce moment. Chez Opus, votre ligne éditoriale est tournée autour de la scène locale, tous niveaux confondus et vous faites ça depuis le début.
En vous soutenant dans cette démarche, je participe un peu au développement de cette scène.
D’autre part, le format des Sessions Opus me parle particulièrement parce que l’enregistrement nomade et les conditions insolites, c’est un petit défi que j’aime bien.

Ce projet est fait en acoustique : mais des projets voulant un enregistrement amplifié peuvent faire appel à toi ?

Oui tout à fait, en réalité j’enregistre beaucoup de projets de musiques amplifiées dans divers lieux. Que ce soit pour du live ou de l’enregistrement studio. La régie mobile est parfaite pour cet exercice. Ces vidéos sont tournées dans des lieux du patrimoine toulousain…

Un lieu en particulier où tu aimerais tourner ?

La Chapelle des Carmélites fait partie des lieux assez emblématiques de la ville dans lesquels j’aimerais bien faire une captation son et image.

On imagine que ces journées de tournage doivent être remplies d’anecdotes ! Tu en aurais une en particulier à nous raconter ?

C’est toujours des moments assez drôles et stimulants ces sessions. Celle pour le groupe Beach Scvm était assez inattendue. C’était dans un skatepark en pleine période de confinement et on s’est rendu compte que les activités sportives étant autorisées, le skatepark était plein…
Finalement toutes les personnes présentes ont tous été hyper cool et nous ont laissé faire notre captation dans le calme. Puis tout à coup, sorti de nul part, un mec passe en courant avec deux flics à ses trousses. Et le type est repassé à plusieurs reprises, c’était assez comique comme situation !

Les Open Studio Session : des séances d’enregistrement publiques où je recrée un espace d’enregistrement professionnel dans un lieu insolite et j’invite le public à y assister en mettant des casques à leur disposition.

On a également suivi un autre de tes projets : les sessions From Play to Rec. Tu peux nous résumer le concept et nous expliquer comment est née cette idée ?

Le projet From Play to Rec, c’est parti d’une idée de série documentaire qui retrace le parcours d’une chanson de la composition à l’enregistrement. J’avais envie de rendre compte des différentes étapes de création que traversent les musiciens et de l’évolution d’une chanson au moment de l’enregistrement. En complément de la série j’ai imaginé un dispositif où les gens seraient impliqués dans le processus d’enregistrement.
Les Open Studio Session sont des séances d’enregistrement publiques où je recrée un espace d’enregistrement professionnel dans un lieu insolite et j’invite le public à y assister en mettant des casques à leur disposition. Un mélange entre le studio et la scène…

Fin 2020 tu as sorti une vidéo avec Jell-oO. D’autres sessions From Play to Rec sont prévues ?

Oui tout à fait, la vidéo est disponible sur la chaîne Youtube du projet ! Il y a plusieurs sessions qui ont été reportées depuis la crise sanitaire et je suis actuellement en train d’en programmer de nouvelles pour 2021, en espérant qu’on puisse accueillir du public à nouveau ! Je prépare également la sortie d’un nouveau documentaire début 2021, j’ai hâte de vous partager ça !

Grâce à toi, on a découvert il y a quelque temps maintenant Heeka. Est-ce que tu as d’autres projets que tu as découvert et que tu aimerais porter à nos oreilles ?

Je suis tombé sur un duo Lyonnais que j’écoute depuis environ un an qui s’appelle Black Lilys (retrouvez notre interview des Black Lilys en 2015 juste avant leur concert en appart à Toulouse) leur approche très douce de la musique et la symbiose du duo m’a beaucoup plu.
Dans les projets toulousains, pendant le confinement je suis tombé sur une compile de 40 musiciens électros, un projet très cool et parmi eux il y a Esther, sa musique est absolument dingue. C’est assez violent au premier abord et à la fois ça te plonge dans un univers de science fiction. Bref très cool !

Question rituelle : si tu pouvais imaginer ton festival idéal, il se passe où, comment, et tu fais jouer qui ?

Ce serait cool un festival qui se déplace ! Pas juste en plusieurs lieux dans une même ville mais d’une ville à l’autre, un truc itinérant. Qui se passerait dans différents lieux de chaque ville avec des atmosphères très différentes selon les artistes. Des salles de concert, des bars, des lieux patrimoniaux. Des concerts dans des petites salles, et d’autres au casque, d’autres exclusivement en acoustique. Tout ça dans un cadre intime avec des petites jauges d’accueil de public. Il y aurait un bus avec une scène sur le toit et ça serait l’épicentre du festival. Un truc un peu perché quoi ! Et la prog mêlerait des artistes très différents autant dans le style que dans leur niveau de développement, on pourrait même imaginer que les villes échangeraient leurs artistes pour construire leur programmation… Après, impossible de lister toutes les personnes que j’aimerais faire jouer, je ne saurais pas quand m’arrêter !

Merci Jérémy, et merci de ton implication avec nous pour les sessions Opus !

Interview par Rémy