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Mister Galette : « Le vinyle a un charme incroyable ! »

Depuis plusieurs mois, on suit sur instagram un toulousain collectioneur de vinyles. Cete passsion s’est transformée en e-shop, Damien est devenu Mister Galette ! On a posé quelques questions à ce vinyle addict toulousain, à quelques jours du Disquaire Day !

Bonjour Damien ! D’où te vient cette passion pour les vinyles ?

Dam’s : Bonjour Rémy ! La platine que je possède est celle de mon père. J’ai connu cette même platine qui tournait déjà quand j’étais petit. Le vinyle est un support que j’ai toujours connu mais que j’ai adopté bien tard ! Il y a une dizaine d’année on m’a offert ACDC / Back In Black en vinyle alors que j’étais pas équipé. C’est par la suite que mon père m’a appelé et m’a demandé si je voulais récupérer la platine familiale. Et voilà, je suis maintenant frappé de plein fouet par cette maladie du 33 Tours. Aujourd’hui, c’est ma principale source d’écoute musicale !

Cette passion pour les galettes est devenue un e-shop : comment s’est faite la transformation ? 

Alors, il y a un moment, je composais de la musique électronique. Mon pseudo était Mood-K. Ensuite, je suis passé à autre chose, car devenu papa, je n’avais plus de temps à consacrer à la production musicale. C’est alors que j’ai démarré un compte Insta sous le pseudo Mister Galette. 

Voyant cette passion pour la photo et les vinyles grandir, j’ai décidé de quitter mon job à plein temps pour me lancer dans un projet entrepreunarial consacré à ce projet d’e-shop. J’avais mon Coeur qui me dictait de pendre ce chemin, d’allier passion et travail. Après une campagne de Crowdfunding qui s’est terminée sur un succès, j’ai pu lancer ce projet et monter mon site e-commerce. Une véritable reconversion autour de la musique avec aujourd’hui une marque déposée et un univers créé. C’est une aventure incroyable ! 

Le 20 juin, c’est le disquaire day : quels sont tes disquaires favoris à Toulouse ? 

Je suis un grand adepte de Paul Émile Vinyl ! Mais qui n’adhèrent pas forcément a cet événement pour des raisons qui leurs sont propres. Et ma deuxième maison est le Laboratoire ! J’aime beaucoup son gérant, Cédric, qui a un super contact et une belle culture musicale ! 

On t’a découvert via les réseaux sociaux, notamment Instagram où on voit ta belle collection. Quels sont les 3 essentiels de ta discothèque ? 

Houla !!! Difficile à vrai dire ! Mais allez soyons le plus clair possible ! 

En première position Pink Floyd avec « Wish You were here ». En second, Sweet Smoke « Just a poke ». Les deux premiers sont d’ordre du Rock Progressif. En troisième position, un disque aussi culte pour moi : Thylacine avec son « Transsiberian » qui a mon sens est un disque avec un projet autant abouti musicalement que par le disque lui même. Une véritable aventure partagée par le jeune prodige. Ces disques doivent facilement tourner entre 1 et 2 fois par mois ! 

Un conseil avant d’acheter un vinyle d’occasion ?

Belle question ! J’ai justement rédigé une guide sur mon blog que l’on peut télécharger gratuitement. Mes conseils ultimes seraient dans un premier temps de TOUJOURS sortir le disque de sa pochette et derrière de vérifier sa véritable valeur sur Discogs via l’application. Ces deux conseils pourront vous éviter bien de déceptions en rentrant à la maison et d’éventuelles frustrations (rires).

Quand on collectionne des vinyles comme toi, on écoute uniquement du vintage ou on s’intéresse aussi aux nouveautés ?

Je pense que les disques et groupes anciens ont leurs rôles à jouer dans l’histoire de ce support mais aujourd’hui, tous les nouveaux artistes n’hésitent pas à presser leur musique sur vinyles. 

A mon sens, on aime écouter les musiques actuelles sur vinyles. Je pense que pour un artiste, c’est devenu incontournable de vouloir faire presser sa musique. Ça a tout de même un charme incroyable ! 

Il y a peut-être des gens qui se posent la question : quelle est la différence entre un 33 et un 45 ? Est-ce qu’on a une différence d’écoute ? D’ailleurs il faudrait inventer le 31 tours pour Toulouse, le 33 c’est pas notre truc !

Hahaha le 31 ! Pour le 45 Tours, l’écoute est nettement meilleure mais plus courte. Pourquoi ? Le sillon est plus large, plus précis donc la sonorité est plus qualitative. J’aime écouter les maxis mais je dois l’avouer, me relever souvent c’est pas mon délire et je ne suis pas DJ (rires). Le 33 (LP qui veut dire Long Play) est un compromis beaucoup plus sympa ! Et puis derrière, les pochettes, les gatefolds… les 33 tours ont un charme indéniable ! 

Je crois que j’ai vu passer un disque toulousain dans ta collection : Fanel ! C’est bien ça ?

YES ! Bera et son projet authentique de réunir les sonorités nippones car elle est passionnée par cette culture. Je les avais soutenu via leur crowdfounding. Et j’étais littéralement tombé sous le charme de sa musique, des ses clips et des sonorités folles que Fanel offre à son public. Vraiment, allez-y les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes ! 

Est-ce qu’un fan de musique comme toi consomme aussi la musique en concert ? Tu as des souvenirs marquants de live à Toulouse ou ailleurs ? 

Les concerts, comme l’équipe d’Opus, j’en vis énormément ! Que ce soit en festivals, en salles… J’aime aller en concert. Mon plus gros souvenir reste ACDC à Nice. J’ai vécu un rêve éveillé, la scénographie était folle, l’énergie était à son comble, bref… le concert de ma vie ! Je peux mourir tranquille (rires).

Bon et pour finir : on se lance une gamme de t-shirts Mr Galette ft. Opus ? haha

Allez ! Nos couleurs se rapprochent (rires). On pourra très bien allier un univers commun avec des idées plus qu’originales ! On commence quand ? 

Quand tu veux on est chauds ! Question rituelle chez Opus pour finir : si on te laisse imaginer ton festival idéal, il se passe où et tu fais jouer qui ? 

Mon festival idéal est déjà tout imaginé ! Il se passerait pas loin, dans le Tarn ! Région avec de grands espaces, des vignobles… Tout TOULOUSE pourrait y accéder sans problèmes ! 

J’y verrais bien un coucher de soleil avec les vignes et le domaine en fond, des éclairages en violet et bleu, une scène superbe avec des exposants vinyles, un beau stand Mister Galette et Opus (rires), un camping arboré avec une touche vintage.

La scène serait composé des artistes du label de Chinese Man records, les lillois Ours Samplus avec leur beat making époustouflant, Fanel, Roméo Elvis, IAM, Deluxe, Rooselvelt et son peps, Sabotage (Groupe Toulousain), The Boston Shakers (Groupe Anglais), Royal Blood, Bonobo, Thylacine, Fakear, Rone, la Fine Équipe, Seasick Steve, Ben Harper avec ses vieux tapis sur scène, Toto, dropkick Murphy’s, Los Orishas, Maribou State (⭐️), Alt-J, et pourquoi pas Hans Zimmer pour un voyage inoubliable ! 

Je pense qu’on y serait bien avec des bons vins gaillacois ! 

Ouais ça donne envie cette affiche-là ! Merci pour tes réponses Damien !

Opus merci de m’avoir donné la parole. C’est un véritable plaisir d’avoir répondu à vos questions ! On se voit bientôt !

Interview par Rémy

#RETOURSURSCENE : « une émission live ayant le plus possible la saveur d’un concert physique »

Les mercredi 13 mai et jeudi 14 mai, Opus propose avec No Music No Life et le Connexion Live la diffusion de concerts en live sur Facebook. Une initiative de No Music No Life, appelée #RETOURSURSCENE qu’on vous présente avec cette interview de Céline Kaladjian

Bonjour Céline. Tu fais partie de l’équipe No Music No Life. Tu peux nous expliquer qui vous êtes et comment l’équipe s’est créée ?

No Music No Life est une initiative qui crée nouveaux formats pour soutenir les acteurs culturels et musicaux. Nous sommes quatre porteurs de projets : Olivier Bouton, musicien et gérant d’un label, Adrien Poux, technicien vidéo et réalisateur de lives, Yann Dabiz, programmateur et booker et moi même Céline Kaladjian, gérante d’une entreprise de production audiovisuelle et réalisatrice.

A l’annonce de la fermeture des bars et des salles concerts, il était urgent d’imaginer de nouveaux formats. Nous nous sommes naturellement tournés vers des solutions de captation et retransmission live de concerts. En 24h, nous étions prêts. Mais le confinement est tombé avant même que nous puissions réaliser notre premier coup d’essai. En attendant, No Music No Life a du se cantonner à proposer une programmation journalière et la retransmission de live confinés. Nous avons aussi apporté du soutien technique à distance pour les artistes désireux de faire des lives.

Ca nous a laissé deux mois pour affiner le concept de départ et aujourd’hui on peut enfin revenir à des actions plus concrètes.

Les lives commenceront à 20h30 et seront retransmis sur le site Internet de No Music No Life ainsi que sur les pages Facebook d’Opus Musiques, du Connexion Live. Il n’y a pas de première partie alors il faut être à l’heure !

No Music No Life n’est pas « que » relayeur de lives pendant le confinement : vous lancez les concerts #RETOURSURSCENE. Tu peux nous expliquer le concept ?

#RETOURSURSCENE est le premier format que nous déployons. Il s’agit d’une émission en direct, composée d’un concert et d’une interview. On sort du salon des artistes pour réinvestir les salles de concerts et les bars afin de délivrer des contenus de qualité ayant le plus possible la saveur d’un concert physique. Le tout se fait bien évidement dans le respect des règles – application des gestes barrière, aucun public physique, équipes réduites. Nous travaillons sur d’autres formats qui évolueront en fonction des annonces du gouvernement.

Les premiers concerts sont prévus les 13 et 14 mai 2020, au Connexion Live, avec Opus. Hâte de lancer ces rdv ?

Plus que jamais ! Pour le lancement, nous sommes accueillis par le Connexion Live et nous avons donné carte blanche à Opus Musiques pour la programmation. Ce seront Edgar Mauer (13 mai) et Antes & Madzes (14 mai) qui ouvriront le bal.

Les lives commenceront à 20h30 et seront retransmis sur le site Internet de No Music No Life (www.nmnl.fr) ainsi que sur les pages Facebook d’Opus Musiques, du Connexion Live. Il n’y a pas de première partie alors il faut être à l’heure !

#RETOURSURSCENE est un format itinérant. Vous allez travailler avec différents lieux et acteurs culturels. Vous avez déjà des pistes pour les semaines à venir ?

Nous avons eu des retours très positifs de labels, festivals et programmateurs. Nous sommes en train de travailler la programmation des semaines suivantes que nous espérons vous dévoiler très rapidement.

Des lives hors les murs sont aussi envisagés. Mais pour le moment, on ne peut pas vous en dire plus !

Quel sera le périmètre de vos actions ; Toulouse, département, région ?

Nous sommes contraints de rester en Haute Garonne ou, pour les départements adjacents, dans un rayon de 100km autour de Toulouse. Ces limites devraient évoluer début juin. A ce moment-là, nous pourrons envisager des déplacements sur de plus grandes distance, comme la région ou le Sud-Ouest.

Aujourd’hui si je suis un acteur culturel ou musical, que j’ai envie de travailler avec vous, je fais comment ?

Il suffit de prendre contact avec nous pour nous parler de votre projet en nous écrivant à contact@nmnl.fr ou en nous appelant au 07 56 88 23 18.

Si tu imaginais ton live idéal, on écouterait qui dans #RETOURSURSCENE et le concert se passerait où ?

Slift sur une barge au milieu de la Garonne avec des feux d’artifices comme au 14 juillet !

Merci Céline, et merci NMNL d’avoir proposé à Opus de lancer le format ensemble !

Rémy

Marty Went Back, un premier album baptisé 1985

Crédit : Franck Alix

Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas encore l’histoire : le 21 octobre 2015, Tim Aberdeen et Joe Boyle sortent du coffre d’une DeLorean après un saut temporel de 30 ans et passent alors deux ans à chercher leur ami Marty aux quatre coins du monde, sans succès. En 2017 ils décident alors de s’installer à Toulouse et de monter leur groupe : Marty Went Back. L’objectif est clair, rallier les gens à leur cause en racontant leur histoire sur scène et retrouver Marty afin de retourner en 1985. Aujourd’hui près deux EPs, Marty Went Back revient avec un premier album baptisé 1985, sur le label Outatime Records.

Bonjour Tim et Joe ! Ce premier album est baptisé 1985, est-ce que la quête de Marty est en bonne voie ?

Tim : Coucou ! Bah en fait pas trop parce que ça fait un petit moment qu’on est partis de chez nous (on est arrivés à Toulouse en 2017) et depuis on le cherche pour rentrer à la maison, mais sans succès. Donc on a installé le Facebook pour se faire des copains et aussi pour essayer de le trouver mais on est quand même très nostalgiques de là où on était avant. Donc c’est un peu cette dualité que raconte cet album : la nostalgie d’une époque qu’on a grandi dedans et la confrontation à une nouvelle où on n’a pas forcément tous les codes et où on se sent pas trop à sa place.

Joe : Je suis globalement pas d’accord avec Tim, on cherche toujours Marty, c’est sûr. Mais cet album raconte surtout la nostalgie d’une époque et nos difficultés à comprendre les codes du nouveau siècle. C’est plus les à-côtés qui sont mis en avant ici, ma rupture avec ma Virginia entre autres…

Quelles ont été vos influences musicales pour ce premier opus ?

Tim : Depuis qu’on est partis de chez nous en 1985, et qu’on est arrivés à Toulouse en 2017, on a dû rattraper quelques années de musique qu’on a rajouté à ce qu’on connaissait déjà : donc ça va de Bronski Beat à FIDLAR en passant par Nirvana, Pixies, Oasis, Weezer et les Black Lips, entre autres…

Joe : Oui beaucoup d’influences, et puis on aime bien tout mélanger.

Durant cette période de confinement vous avez décidé de sortir vos titres un par un avec des clips fait-maison, est-ce que des tournages étaient prévus et ont dû être annulés ?

Tim : En vrai pas tellement mais ça va faire plus sérieux si on dit que oui, donc oui.

Joe : Je suis pas d’accord Tim, on avait prévu une tournage en France fin avril pour la sortie d’album, avec des concerts à Bordeaux, Nantes, Paris et tout, j’avais même lavé mon tee-shirt, donc oui la tournage a du être annulée… On fait des clips un peu nuls à la maison du coup, mais ça n’a pas trop de rapport, c’est juste parce qu’on tourne en rond.

Outatime Records c’est donc votre label ?

Tim : Ouais, en fait on a démarché des labels pour essayer de produire notre album mais on s’y est pris un peu tard, donc personne n’a voulu et finalement on a décidé de créer le nôtre. En plus ça faisait un petit moment qu’on voulait organiser des concerts, donc ça nous a permis d’avoir une structure pour le faire. On en a déjà fait un au Ravelin le 20 novembre dernier et on devait en faire un le 9 mai au Chanpagne mais avec la confination on sait pas trop si ça va se faire ou non…

Comment s’est passée la collaboration mixage avec Christophe Calastreng ?

Tim : C’était trop bien, on allait chez lui et on buvait du café pendant qu’il faisait les mixs sur son home studio et qu’on discutait ensemble de ce qu’il fallait faire. C’est quelqu’un qui a l’habitude de faire ça donc c’était vraiment très efficace. En plus c’est un copain donc on se voit souvent pour boire des bières ou quoi donc tout s’est très bien passé. C’est aussi lui qui nous a aidé sur les masters en faisant ceux pour vinyles avec un copain à lui (Sébastien Chaigneau) et ceux pour internet.

Joe : Aussi, on a eu le chance d’avoir Mika du Chanpagne avec nous, il nous a pas mal aidé pour faire cet album, notamment sur la partie mixage avec Christophe.

Parlez-nous de l’intégration de votre nouveau compagnon de scène ?

Tim : En fait si tu écoutes la chanson Bear Fight de notre deuxième EP (Firends: How to socialize with others and find love on the Internet), ça raconte que pendant notre périple depuis Hill Valley jusqu’à Toulouse, on est passés par les Pyrénées. Et en fait à ce moment-là, on avait très très faim et on est tombés sur une casserole avec du miel et des petites abeilles en train de cuire, donc on a dégusté ça. Et si tu connais l’histoire de Boucle d’or, tu connais la suite : cette assiette appartenait à un ours avec qui on a fait la bagarre pour se défendre. Mais rassure-toi, aucun animal n’a été blessé durant ce passage et c’est même devenu un très bon copain à nous puisque c’est lui qui fait la batterie avec nous. Il s’appelle Patrick l’ours et cette histoire de bagarre nous a beaucoup soudés, on s’entend très bien et pour nous c’est encore plus fun puisqu’avant on jouait sur des pistes préprogrammées qui laissaient peu de place à l’impro et à l’amusement. Donc c’est double effet trop bien.

Patrick : RRRrrrrrr

Joe : RRRRrrrr

On a toujours deux questions rituelles chez Opus : si vous pouviez imaginer votre festival idéal, il se passe où et vous faîtes jouer qui ?

Tim : Moi je ferai ça sur la place de l’hôtel de ville de Hill Valley, devant l’horloge et je ferai jouer Nirvana, les Oh Sees, les Beatles, les Sapphics et France Gall.

Joe : Oui c’est pas mal, j’ajouterai juste Guillermo Portabales à la buvette, il sait mettre l’ambiance.

Quels sont les 2 ou 3 groupes que vous pourriez faire découvrir à nos lecteurs et lectrices ?

Tim : Les Beach Bugs de Limoges qu’on a fait jouer au Ravelin.

Joe : Oui, Volage aussi qui vient de sortir son premier album fin mars avec notamment Strangers (The Weakness) que je trouve fameuse, et Tune-Yards avec la chanson Water Fountain sortie fin mars également fameux.

Propos recueillis par Vanessa
Retrouvez Tim Aberdeen et Joe Boyle sur Facebook