Da Capo vous ouvre les portes de son Paradise

 
 Elles ne sont pas si nombreuses les fratries à avoir agité cette grande famille musicale, des Frères Jacques aux intenables Gallagher, en passant par les garçons de plage.
Aujourd’hui, penchons-nous sur le cas des Paugam. Si leurs aventures duo swing manouche au coin du feu n’ont éveillé chez moi que peu d’intérêt, leurs explorations plus qu’audacieuses de la pop au sein de Da Capo laissent un sillon que de nombreux orpailleurs chérissent comme autant de trésors.

Chez Opus, je vous ai déjà présenté l’excentrique Nicolas qui continue en solo et sort son nouvel album Padre Padrone ce vendredi. Au tour aujourd’hui d’évoquer le 7eme album d’Alexandre avec Da Capo. Alors, il ressemble à quoi ce Paradise ? Parlons déjà de l’accueil, ici Saint-Pierre a des airs de McCartney ébouriffé. Une entrée aux allures d’arrière-salle de bistrot enfumé, un Help me qui clignote en rouge et cette impression d’entendre les Kinks taper un bœuf avec Bowie.
Mais voilà qu’il est déjà Too late (le temps s’écoule sacrément vite ici) la voix rauque et rageuse se fait douce et suave, les notes de piano nous enlacent, les cordes s’envolent et s’accrochent au chœur. À la fois mélancoliques et entrainantes, ces orchestrations de toute beauté, comme sous influence divine, restent capables de vous tirer les larmes. Une montée de 10 étages pleine d’émotions et de surprises.

Et si tout ceci n’était qu’un rêve… un paradis accessible en pressant play ? Une œuvre belle et vaste qui se découvre un peu plus à chaque écoute. Pour prolonger votre bonheur, rendez-vous à La Grande Famille à Pinsaguel le samedi 20 novembre : plus d’infos sur l’event facebook 
Son frère Alexandre y jouera ses nouvelles compositions le vendredi 26 novembre : event facebook

Julien


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Photo ©Delphine Colomb

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